Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

07/11/12 à 11:11 - Mise à jour à 11:11

Gaz de schiste, une nouvelle manière de doper l'économie

Gaz de schiste. Voilà trois mots dont vous n'aurez pas fini d'entendre parler au cours des prochains mois. Pour les Ecolos purs et durs, et notamment en Europe, c'est une nouvelle manière non conventionnelle d'extraire du gaz qui rime avec des dégâts environnementaux importants. Pour les Américains, par contre, je parle d'eux, parce qu'ils sont les premiers producteurs de gaz de schiste au monde, c'est devenu une nouvelle manière de... doper leur économie.

Même Barack Obama, le président réélu n'en revient pas. Lui qui avait basé son programme sur les énergies alternatives découvre que l'exploitation des gaz de schiste - qui était inexistante il y a dix ans - fournit aujourd'hui le quart des besoins de son pays. Le gaz de schiste est tellement abondant aux Etats-Unis, qu'il a divisé le prix du gaz par plus de 5 en 5 ans. Résultat : le gaz américain est 4 fois moins cher qu'en Europe et 6 fois moins qu'en Asie !

Pour les partisans de l'exploitation du gaz de schiste, la baisse du coût de l'énergie permet aux Américains d'être plus compétitifs, d'être à terme indépendants sur le plan énergétique et même de faire revenir sur le sol américain des entreprises de chimie ou de sidérurgie qui étaient parti en Asie ou ailleurs. De plus, le gaz de schiste américain est tellement abondant qu'il va s'exporter dans le monde en 2015 et qu'il fera s'effondrer les prix mondiaux de l'énergie !

Les plus optimistes diront que c'est une bonne chose, car cela permettra aux Occidentaux de moins dépendre de pays comme les pétromonarchies ou encore du gaz russe ou algérien. Les plus pessimistes diront que l'exploitation du gaz de schiste en Europe engendrera une pollution des sols hors norme, sans compter que ce sera une incitation à ne pas basculer vers les énergies alternatives nettement moins polluantes. En clair, le débat va s'ouvrir entre ceux qui veulent doper l'économie avec une énergie bon marché et ceux qui pensent que la relance de l'économie ne peut pas se faire au détriment de l'environnement.

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