Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

09/10/12 à 09:47 - Mise à jour à 09:47

Futée l'épargne en ligne ?

Je parlais hier de la Bourse de Bruxelles qui affiche depuis le début de l'année, une hausse de 15%. C'est bien, mais cette hausse n'est pas assez ancienne que pour motiver les particuliers à revenir en Bourse. En douze ans, les particuliers qui se sont aventurés en Bourse ont déjà reçu plusieurs claques monumentales.

La première grosse claque, c'était l'explosion de la bulle internet en 2000. La deuxième claque n'a pas été longue à attendre, elle a eu lieu après le 11 septembre 2001. La troisième claque - toujours en cours, je m'empresser de le dire - a eu lieu en 2008 avec l'arrivée de la crise des subprimes. En raison de cet historique chahuté, certains épargnants restent investis en compte d'épargne - avec du 1% bien souvent, çàd moins que l'inflation qui est de l'ordre de 3% en Belgique.

Les plus futés n'hésitent pas à bloquer leur épargne sur ces mêmes livrets, mais dans leur version on line. En effet, les grandes banques proposent généralement de meilleurs taux d'intérêt pour leurs comptes d'épargne sur le Net, généralement ces comptes donnent du 2% de rendement. D'autres encore plus malins, font leur shopping et optent pour des comptes d'épargne sur le Net distribués par des banques inconnues du grand public. C'est le cas de la banque néerlandaise NIBC qui distribue un compte internet NIBC Direct qui offre du 2,65% sur un an.

Dans le même esprit, une nouvelle banque - aussi néerlandaise - vient d'arriver en Belgique, il s'agit de MoneYou Belgique qui, elle aussi, offre du 2,65% de rendement par an. Bien entendu, pour avoir ces taux, il ne faut pas toucher à votre argent pendant un an, sinon vous perdez la prime de fidélité. Bien entendu, ces comptes d'épargne bénéficient aussi de la garantie de l'Etat de 100.000 euros par compte. Attention, dans le cas présent, c'est l'Etat néerlandais qui est votre garant à hauteur de 100.000 euros, mais pas l'Etat belge. Cela peut ou pourrait refroidir l'ardeur de certains épargnants encore traumatisés par l'affaire Kaupthing.

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