France: le patron de PSA sur le départ pourrait toucher 21 millions d'euros

27/11/13 à 09:45 - Mise à jour à 09:45

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le premier constructeur automobile français, PSA Peugeot Citroën, pourrait verser à son président sur le départ une retraite chapeau de 21 millions d'euros, une annonce qui a créé mercredi la polémique en France alors que l'entreprise est en difficulté.

France: le patron de PSA sur le départ pourrait toucher 21 millions d'euros

Selon le document de référence 2012 de PSA, publié en mars dernier et consulté par l'AFP, le groupe s'est engagé à verser une retraite chapeau de 20,968 millions d'euros à Philippe Varin, président du directoire. La somme sera intégralement versée par l'entreprise et exonérée de charges sociales si PSA applique à la lettre les engagements figurant dans des documents officiels. Philippe Varin, 61 ans, doit être remplacé dans le courant de l'année 2014. Il est remplacé par l'ancien numéro deux de Renault Carlos Tavares. La somme prévue pour la retraite de Philippe Varin choque syndicats et responsables politiques après un passage de moins de cinq ans à la tête du constructeur en difficulté. "Pour garantir la retraite-chapeau de M. Varin, PSA a déjà mis de coté à son intention la modique somme de 20.968.000 d'euros. En retraite, M. Varin pourra continuer à toucher de PSA un million par an (2.740 euros par jour)", s'est indigné le syndicat CGT. Face à la crise profonde que traverse PSA, Philippe Varin avait renoncé en février dernier à la part variable de sa rémunération pour l'année 2012. Une décision qu'il avait également prise au titre de l'exercice 2011. L'arrivée de Carlos Tavares chez PSA intervient dans un contexte économique difficile pour le premier constructeur automobile français, dont le chiffre d'affaires a baissé de 3,8% sur les neuf premiers mois de l'année 2013. PSA continue de subir la mauvaise santé du marché européen, où il réalise plus de la moitié de ses ventes: en octobre, elles y ont baissé de 0,9%. Le groupe a lancé en 2012 un vaste plan de restructuration de ses activités en France, et pour rétablir la rentabilité de son activité en Europe, pourrait mettre en sommeil une partie des capacités de production de ses usines de Mulhouse (Est) et Poissy (région parisienne). (Belga)

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