Un premier fonds FinTech chez Robeco

23/02/18 à 15:46 - Mise à jour à 15:46

Source: Trends-Tendances

Robeco a lancé un nouveau fonds sur le marché belge, sur une thématique originale qui vise à s'exposer sur une soixantaine de valeurs fintechs. "C'est une thématique de long terme, qui devrait rester valide pour les 10 prochaines années", souligne Patrick Lemmens, cogestionnaire du fonds. En outre, nous disposons déjà d'un univers d'investissement qui comprend environ 200 sociétés avec une bonne liquidité."

Un premier fonds FinTech chez Robeco

Jeroen van Oerle et Patrick Lemmens (Robeco) © PG

Jeroen van Oerle souligne pour sa part que la stratégie d'investissement se base sur plusieurs principes. "Nous sommes convaincus que le système financier va continuer à évoluer du cash vers les transactions par cartes ou par Internet, notamment dans certains pays européens (Allemagne, Italie), mais surtout dans les pays émergents ou la suppression des transactions physiques est encore plus rapide, estime-t-il. L'Asie devrait à terme devenir le centre mondial du secteur fintech, notamment parce qu'il n'y a pas de lourds réseaux bancaires dans ces pays et que les clients seront plus rapides pour changer leurs habitudes." A ce titre, il souligne que les investissements les plus importants à destination du secteur fintech proviennent aujourd'hui de la Chine, notamment sous l'impulsion de géants comme Alibaba ou Tencent. "Les plateformes chinoises débarqueront un jour ou l'autre dans le monde financier occidental", prévoit-il.

Patrick Lemmens apprécie également les perspectives des sociétés (par exemple dans la microfinance) qui fourniront des services financiers aux clients qui sont aujourd'hui délaissés par les banques traditionnelles. "C'est le cas dans les pays émergents, mais également aux Etats-Unis où pas moins de 20 % des clients ne sont pas servi correctement dans le réseau bancaires", affirme l'expert. Les deux gestionnaires estiment également que le succès pour de nombreuses fintechs passera par une coopération plus étroite avec les banques traditionnelles. "Le coût pour acquérir de nouveaux consommateurs (entre 500 et 1.000 euros) est beaucoup trop élevé pour que ces sociétés puissent s'en sortir seules", et de souligner que de nombreuses acquisitions sont en cours ces dernières semaines dans le secteur.

Le fonds est exposé sur trois groupes de sociétés qui sont relativement peu corrélés entre eux : des groupes bien établis et prévisibles comme Visa ou MasterCard (40 % des actifs sous gestion), des challengers à forte croissance comme PayPal (25%) et des fournisseurs de logiciels (35%) qui procurent de la stabilité au portefeuille. "Nous n'investissons que sur des sociétés qui ont déjà fait leurs preuves et qui sont rentables", indique encore Jeroen van Oerle.

Jeroen van Oerle et Patrick Lemmens (Robeco)

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