Financement des PME: le code de conduite va entraver l'octroi de crédits, avertit le SNI

16/01/14 à 15:24 - Mise à jour à 15:24

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le code de conduite en matière de financement des PME signé jeudi entre Febelfin, l'UCM et l'Unizo va rendre "encore plus difficile" l'obtention d'un crédit, estime le Syndicat neutre pour indépendants (SNI).

Ce code de conduite, dont l'entrée en vigueur est fixée au 1er mars 2014, découle d'une récente loi dont l'objectif est de rééquilibrer et de clarifier les relations entre les entrepreneurs et les banques dans l'octroi de crédits. Concrètement, ce texte énonce une série d'informations que la banque doit fournir à l'entrepreneur lors de sa demande de crédit et au moment de la conclusion du crédit. Dans l'autre sens, le code précise les informations que l'on attend de l'entrepreneur qui dépose une demande de crédit. S'il reconnaît que le but de ce code est "louable", le syndicat neutre pour indépendants craint une baisse de l'octroi de crédits et un allongement de la procédure d'obtention "alors que les entrepreneurs ont souvent rapidement besoin de moyens financiers." "L'octroi de crédits aux entreprises va se bureaucratiser encore plus. Le code oblige les banques à mieux se documenter sur le demandeur de crédit, confrontant, en quelques sortes, ce dernier à un interrogatoire. De plus, les banques seront, vu l'obligation d'information et de motivation contenue dans ce code, encore plus prudentes dans l'octroi d'un crédit si elles ne sont pas sure à 100%, par peur de se faire taper sur les doigts", estime la présidente du SNI, Christine Mattheeuws, citée dans un communiqué. Le SNI, qui souhaite "par-dessus tout" un octroi de crédit plus souple, estime que ce code ne conduira pas à un octroi plus souple de crédit bancaire aux petites entreprises et entrepreneurs débutants. De son côté, le Syndicat des Indépendants et des PME (SDI) considère que le code de conduite est "bienvenu" et souligne que le problème d'accès au crédit figure en tête des priorités de ses membres chefs d'entreprise en période de crise. Le SDI juge enfin " anormal que la part des prêts aux PME dans le total des prêts accordés par les banques soit largement inférieure à la contribution nationale des PME à l'emploi et au revenu intérieur". (Belga)

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