Les dirigeants d'entreprises familiales davantage prêts à vendre leur société

10/06/14 à 11:57 - Mise à jour à 11:57

Source: Trends-Tendances

Les dirigeants d'entreprises familiales seraient davantage prêts à envisager une vente plutôt qu'une succession en raison de la crise économique, ressort-il d'une enquête commanditée par l'Institut de l'entreprise familiale présentée mardi.

Les dirigeants d'entreprises familiales davantage prêts à vendre leur société

© Thinkstock

La crise a-t-elle impacté la manière dont les dirigeants d'entreprises familiales envisagent de céder leur société ? Pour répondre à cette question, l'Institut de l'entreprise familiale (IEF) a chargé la HEC-ULg de réaliser une étude auprès d'un échantillon représentatif de 111 répondants. Une enquête similaire à celle qui avait déjà été réalisée en 2007.

Les résultats montrent que les patrons continuent à préférer la succession familiale comme mode de passation de pouvoir. Une option choisie par 62% d'entre eux, qui perd toutefois du terrain (68% en 2007) au profit de la vente qui progresse et qui est choisie par 37%, contre 28% en 2007.

Une évolution qui serait due notamment au climat d'insécurité engendré par la crise. Les dirigeants aspireraient davantage à profiter de la vie et songeraient de moins en moins à transmettre leur expérience à leurs successeurs.

Successeurs envers lesquels des exigences toujours plus grandes de professionnalisme sont formulées. "Il ne suffit plus aujourd'hui d'être le 'fils de' pour reprendre le flambeau", note Laurent Weerts, administrateur délégué de l'IEF.

La crise aurait aussi eu pour effet d'inciter les patrons à baisser le prix de vente de leur entreprise pour faciliter la transmission. "Il faut dire qu'auparavant, les valorisations étaient parfois excessives. On en est donc peut-être revenu à des valorisations plus correctes", souligne Laurent Weerts.

L'IEF plaide pour que le processus de professionnalisation des entreprises familiales se poursuive afin que les "bombes émotionnelles", qui compliquent souvent la vente ou la transmission, puissent être désamorcées.

En Belgique francophone, 45% des sociétés d'au moins 10 personnes sont des entreprises familiales, contre 39% en 2007.

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