Delhaize: 1.800 emplois supprimés, une restructuration adoucie...

10/02/15 à 15:40 - Mise à jour à 16:12

Le groupe Delhaize espérait à l'origine régler le dossier pour la fin 2014, mais il aura fallu attendre ce mois de février pour arriver à un pré-accord sur la restructuration des magasins en Belgique.

Delhaize: 1.800 emplois supprimés, une restructuration adoucie...

/ © Belga

Au total, 1.800 personnes quitteront l'enseigne au lieu des 2.500 départs initialement prévus, dont 1.300 prépensionnés potentiels (à partir de 55 ans), le reste s'effectuant sous forme de départs volontaires. Sur les 14 magasins dont l'enseigne voulait cesser l'exploitation en propre, quatre resteront dans le giron du groupe (Diest, Herstal, Tubize, Dinant). Delhaize espère transformer les 10 autres en franchises de la marque, sauf Kortrijk Ring, qui fermera. Pour entrer en vigueur, le pré-accord devra être approuvé par le personnel, pour arriver à une signature le 23 février.

S'il a fallu autant de temps pour en arriver là, c'est parce que le personnel a été particulièrement choqué et surpris par l'annonce de la restructuration, le 11 juin. Delhaize avait jusque-là pratiqué un dialogue social plus soft. C'est une entreprise familiale dans tous les sens du terme : le personnel y travaille souvent en couple, parfois sur plusieurs générations. Seul l'actionnariat n'est plus vraiment familial. Delhaize devait rattraper un certain retard sur la concurrence dans son organisation et surtout sa technologie. "Les choses se sont vraiment débloquées lors d'une réunion de concertation au finish le 12 décembre", dit Delphine Latawiec, secrétaire nationale de la CNE Commerce (CSC). Avec, tout de même, la menace d'une grève dans les magasins pendant les fêtes de fin d'année...

Delhaize a mis de l'eau dans son vin, notamment en acceptant de renoncer aux 90 euros de réduction mensuelle des salaires bruts. Les magasins connaîtront une réforme de leur fonctionnement et le groupe va investir 450 millions d'euros supplémentaires sur deux ans. D'après Alan Vandenberghe, analyse chez KBC Securities, l'accord devrait générer une économie de 90 millions d'euros par an. Les troubles sociaux n'ont pas aidé l'enseigne : les ventes de Delhaize ont reculé de 3 % en 2014 et de 6,9 % sur le seul quatrième trimestre.

En savoir plus sur:

Nos partenaires