Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

16/02/11 à 10:43 - Mise à jour à 10:43

Facebook, Twitter & Co : la bulle continue de gonfler...

Rien ne justifie que Facebook pèse aujourd'hui virtuellement plus lourd que Carrefour, Renault et PSA Peugeot Citroën réunis. Sauf, sans doute, la croyance de certains investisseurs.

Les sociétés actives sur l'Internet font l'objet d'une immense spéculation. En quelques semaines à peine, on a vu des sociétés comme Facebook augmenter de valeur de 25 milliards de dollars. Et pourtant, le patron de Facebook n'a ni gagné au Lotto ni dévalisé une banque. Non, c'est simplement, la valeur de sa société qui a grimpé de 50 milliards à 75 milliards de dollars sur le marché des placements privés. De même, Twitter est valorisé aujourd'hui entre 8 milliards et 10 milliards de dollars, alors que le site de micro-blogging n'était valorisé "que" 3,7 milliards de dollars en décembre dernier.

Dans le cas de Twitter, le fait que des géants comme Google veulent le racheter en dit long sur l'état d'esprit de la planète Internet. Cependant, malgré ces prix complètement fous, les dirigeants de Twitter ne veulent toujours pas vendre leur bébé car ils pensent que Twitter vaudra d'ici peu 100 milliards de dollars !

Lorsqu'on voit tous ces prix complètement fous, on a l'impression que nous sommes revenus à l'époque de la bulle Internet du début des années 2000. Comme toujours dans ces cas-là, des voix s'élèvent pour affirmer que cela n'a rien à voir.

Aux yeux de certains experts, qu'on qualifiera d'optimistes, ces valorisations sont impressionnantes mais elles peuvent se justifier. Ces sociétés sont en effet leaders sur leur segment au niveau mondial. En outre, disent-ils, leurs modèles économiques sont éprouvés. Conclusion de ces experts : nous sommes loin de l'emballement irrationnel d'une bulle.

Soit, mais d'autres experts moins optimistes ne sont pas convaincus par ces arguments. Pour eux, il faut garder à l'esprit que chaque membre de Facebook rapporte à peine 3 dollars par an. C'est peu. D'après ces autres experts, rien ne justifie donc que Facebook pèse aujourd'hui virtuellement plus lourd que Carrefour, Renault et PSA Peugeot Citroën réunis. Sauf, sans doute, la croyance de certains investisseurs.

En attendant la bulle gonfle tranquillement.

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