Web : Microsoft viole l'accord antitrust sur les navigateurs

18/07/12 à 15:04 - Mise à jour à 15:04

Source: Trends-Tendances

Microsoft reconnaît ses erreurs et présente ses excuses, suite à l'enquête ouverte par la Commission européenne sur "un possible non-respect des engagements de Microsoft" quant au choix entre navigateurs internet.

Web : Microsoft viole l'accord antitrust sur les navigateurs

© capture d'écran

La bataille antitrust entre Bruxelles et Microsoft rebondit. La Commission européenne a en effet ouvert "une enquête pour un possible non-respect des engagements de Microsoft" en matière de choix entre navigateurs internet, a annoncé le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. Un non-respect des engagements d'une entreprise vis-à-vis de la Commission "ne s'est jamais produit auparavant", a-t-il souligné, indiquant que Microsoft s'exposait à de "sérieuses conséquences" sous forme de sanctions financières.

En décembre 2009, la Commission avait obligé légalement Microsoft à installer une fenêtre multichoix pour les utilisateurs européens de Windows jusqu'en 2014. Mais "bien que Microsoft ait soumis un rapport à la Commission en décembre dernier, affirmant que cette fenêtre multichoix était toujours présente, nous avons reçu des indications par des tierces parties selon lesquelles Microsoft ne s'était pas plié à ses engagements depuis février 2011", a expliqué M. Almunia.

Ce choix n'aurait en effet pas été offert aux utilisateurs de Windows 7 SP1, lancé en février 2011, ce qui pourrait concerner "28 millions d'utilisateurs", a précisé le commissaire européen. "Si, à la suite de notre enquête, cette infraction est confirmée, et Microsoft semble reconnaître les faits, alors il pourrait y avoir de sérieuses conséquences", a mis en garde M. Almunia, qui a précisé qu'en cas d'infraction, il y aurait des "sanctions" financières.

Microsoft s'est alors empressé de présenter ses excuses et a reconnu ne pas avoir rempli ses engagements à cause d'une "erreur technique". "Nous avons failli à nos responsabilités", reconnaît le groupe américain. "Bien que nous ayons pris des mesures immédiates pour y remédier, nous regrettons profondément cette erreur et nous nous en excusons". Microsoft explique avoir commencé le 3 juillet, juste après avoir découvert le problème, à distribuer sous forme de mise à jour automatique un logiciel appelé BCS (Browser Choice Screen) pour réparer cette erreur sur les ordinateurs déjà équipés de Windows 7 SP1, et s'être assuré qu'il serait disponible sur tous les ordinateurs vendus à l'avenir avec Windows SP1. Le groupe estime que 90% des ordinateurs qui auraient dû en être équipés l'ont été, tout en reconnaissant que cela aurait dû être 100% et en disant "comprendre que la Commission puisse décider d'imposer de nouvelles sanctions".

Microsoft s'était vu infliger en 2008 une amende de 899 millions d'euros, réduite par la suite à 860 millions, pour avoir abusé de sa position dominante en ne permettant pas à ses concurrents d'accéder aux informations relatives à l'interopérabilité à des conditions raisonnables sur la période 1998-2007.

Avec l'Expansion

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