Wall Street, aidée par l'énergie et la finance, rebondit

30/05/18 à 23:34 - Mise à jour à 23:36

Source: Belga

(Belga) La Bourse de New York a nettement rebondi mercredi, soutenue au lendemain d'une chute importante par les secteurs de l'énergie et de la finance alors que s'atténuent un peu les craintes sur la crise italienne.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 1,26% à 24.667,78 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, est monté de 0,89% à 7.462,45 points. L'indice élargi S&P 500 a gagné 1,27% à 2.724,01 points. La progression des indices "est surtout un rebond, une réaction à la forte chute du marché mardi", estime Brian Battle de Performance Trust Companies. Les investisseurs ont été particulièrement marqués par le creusement important de l'écart entre les taux allemand et italien à dix ans et la forte progression du marché obligataire aux Etats-Unis, des mouvements "sans doute un peu exagérés dont on récupère une partie" ce mercredi, justifie-t-il. "Le marché réalise que la situation politique en Italie ne va pas se résoudre du jour au lendemain et choisit de ne pas miser sur le scénario du pire (...) pour se concentrer sur les fondamentaux économiques, qui restent assez robustes au vu des résultats des entreprises et des données sur la croissance mondiale", avance de son côté Nathan Thooft de Manulife Asset Management. Le fort repli des taux d'intérêt sur le marché obligataire mardi avait beaucoup pesé sur le secteur bancaire. Ses valeurs se sont nettement reprises mercredi à la faveur de la remontée des taux: le rendement des bons du Trésor à 10 ans évoluait vers 20H15 GMT à 2,837% contre 2,781% mardi soir et ceux sur les bons à 30 ans à 3,010% contre 2,975% à la précédente clôture. La banque d'affaires Morgan Stanley, qui avait dégringolé de 5,75% mardi, s'est ressaisie (+2,02%). Le rebond des cours de l'or noir a aussi aidé les majors pétrolières à regagner du terrain, ExxonMobil prenant par exemple 3,93% et Chevron 3,11%. Les indicateurs du jour se sont révélés mitigés, la croissance des Etats-Unis ayant été modestement révisée à la baisse au 1er trimestre, tandis que le secteur privé a continué de créer de nombreux emplois en mai, mais moins que ne l'estimaient les analystes, selon l'enquête mensuelle d'ADP. Ces statistiques "montrent que la croissance n'accélère pas à un rythme effréné mais n'est pas non plus à un rythme proche de la récession", souligne M. Thooft. Rien qui ne soit de nature à bouleverser la stratégie de la banque centrale américaine, une perspective bienvenue pour les courtiers. (Belga)

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