Vlaamse Post n'est pas le concurrent de bpost !

13/09/12 à 12:21 - Mise à jour à 12:21

Source: Trends-Tendances

La nouvelle société anversoise se lance dans la distribution des imprimés publicitaires, un marché depuis toujours ouvert à la concurrence...

Vlaamse Post n'est pas le concurrent de bpost !

© Vlaamsepost

En se présentant comme le premier concurrent de bpost depuis la libéralisation totale du marché postal, la Vlaamse Post a réussi un joli coup médiatique. Mais quand on analyse les motivations de ce nouvel acteur aux couleurs très régionalistes, on se rend compte qu'il s'agit d'un énième concurrent de l'opérateur historique sur le marché des imprimés publicitaires ou "toutes boîtes". Mise sur pied à l'initiative de quelques entrepreneurs anversois, le service ne distribue, en effet, pour l'instant que les imprimés publicitaires dans quelques communes de la périphérie anversoise. "Bpost distribuait jusqu'à présent notre dépliant (Ndlr, Elite Reklaam) mais comme celui-ci pesait plus de 130 grammes, elle a voulu augmenter ses tarifs. Nous avons alors décidé de lancer nous-mêmes une alternative qui pourrait intéresser d'autres sociétés", explique manuel Stuyts, le patron de Vlaamse Post. "C'est un nouvel opérateur sur le marché des imprimés publicitaires, ouvert à la concurrence depuis toujours, et sur lequel bpost n'est pas le numéro un (Ndlr : c'est Belgique Diffusion)", explique Piet Van Speybroeck, le porte-parole de bpost.

Des accents très communautaires Le but de Vlaamse Post, qui a choisi les couleurs jaune et noir de la Flandre pour l'uniforme de ses "facteurs", est de s'étendre progressivement à l'ensemble du nord du pays et ensuite à la Wallonie _sous un autre nom bien sûr_ avant d'attaquer "dans quelques années" le marché des lettres. Mais pour ce faire, le nouvel opérateur devra obtenir une licence et répondre à certaines obligations comme, par exemple, couvrir 10 % des trois régions du territoire belge, après un an, 20 % après deux et 80 % après cinq ans. Et distribuer le courrier deux fois par semaine, après deux ans. C'est pas gagné !

Sandrine Vandendooren

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