Une quinzaine de coursiers Deliveroo occupent le siège bruxellois pour faire pression sur Deliveroo

24/01/18 à 19:07 - Mise à jour à 19:09

Source: Belga

(Belga) Entre 15 et 20 coursiers occupent mercredi soir le siège bruxellois de Deliveroo afin de faire pression sur l'entreprise de livraison de repas à vélo, ont indiqué à Belga des représentants syndicaux. Ils dénoncent le refus de la direction de lever l'ultimatum obligeant tous les coursiers à passer sous statut indépendant d'ici fin janvier. L'obtention par Deliveroo d'un agrément en tant que plateforme numérique ne passe pas non plus.

Un groupe d'environ 200 coursiers sur les 2.000 que compte la plateforme en Belgique mène depuis plusieurs mois un bras de fer avec la direction de Deliveroo. Cette dernière souhaite imposer à tous ses collaborateurs le statut d'indépendant d'ici la fin du mois de janvier. Elle avait annoncé fin octobre mettre un terme à sa collaboration avec la Smart, une coopérative qui permettait aux livreurs de bénéficier du statut de salarié pendant leurs prestations - et donc d'une protection sociale et d'un salaire à l'heure. Pour Martin Willems, secrétaire permanent CNE qui soutient le collectif de coursiers à l'origine du mouvement de grogne, Deliveroo cherche à décourager des coursiers à temps plein et à opter pour des étudiants ou livreurs occasionnels. Deliveroo a annoncé plus tôt mercredi avoir été reconnue comme plateforme numérique dans le cadre de la loi sur l'économie collaborative. Cet agrément permettra à des coursiers occasionnels d'opter pour un régime fiscal préférentiel. Le statut d'étudiant entrepreneur va dans le même sens. Le statut d'indépendant, lui, est "plus difficile", car la charge administrative et fiscale est importante, explique Martin Willems. En tant qu'indépendants, les coursiers seront payés à la course, ce qui rend leur revenu plus incertain. La situation s'apparente selon le syndicat chrétien à un plan social qui ne dit pas son nom: "pendant deux ans, Deliveroo a bien utilisé les coursiers professionnels et tout d'un coup, il n'en a plus besoin. C'est trop facile." Une quinzaine de coursiers ont dès lors décidé de se rendre au siège de l'entreprise, rue du Monastère à Ixelles, pour affirmer leur mécontentement. (Belga)

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