Une interdiction des ordinateurs en vol coûte environ un milliard de dollars, selon l'Iata

17/05/17 à 14:03 - Mise à jour à 14:04

Source: Belga

(Belga) Une interdiction des ordinateurs portables en cabine sur les vols entre l'Europe et les Etats-Unis pourrait coûter plus d'un milliard d'euros aux compagnies aériennes et à leurs passagers, d'après les estimations d'Alexandre de Juniac, le directeur de l'Association internationale du transport aérien (Iata), qu'il a confiées mercredi lors d'un entretien avec Bloomberg Television.

Ces ordinateurs mais aussi les tablettes et autres appareils électroniques plus grands que des smartphones sont déjà interdits en cabine sur les vols entre les Etats-Unis et certains pays du Moyen-Orient. Les autorités américaines justifient cette décision par l'éventualité que des terroristes utilisent ces objets pour introduire des explosifs à bord. Une rencontre UE-Etats-Unis est par ailleurs prévue ce mercredi quant à un possible élargissement au Vieux continent de cette mesure. En cas d'interdiction, les voyageurs d'affaires ne seront pas en mesure de travailler lors de longs vols et l'ensemble des passagers seront contraints d'enregistrer un bagage en soute pour pouvoir emporter leurs appareils. Un service payant au sein de la plupart des compagnies aériennes. Celles-ci seront, quant à elles, confrontées à des durées d'enregistrement plus élevées et à de l'administration supplémentaire. Les vols seront par ailleurs moins sûrs en raison des très nombreuses batteries au lithium transportées en soute. D'après le directeur de l'Iata, un élargissement de la mesure controversée à l'Europe ne coûterait pas seulement beaucoup d'argent mais constituerait également une barrière au trafic d'affaires entre les deux continents. Voyager avec un ordinateur portable fait partie du quotidien, estime-t-il, ne se disant pas convaincu que l'importance de la menace justifie une telle interdiction. Il souhaiterait obtenir davantage d'éléments de la part des autorités américaines. Alexandre de Juniac préconise plutôt d'autres mesures de sécurité, comme des contrôles plus intensifs des bagages de cabine, notamment à l'aide de scanners et de chiens détecteurs d'explosifs. Il appelle en tous les cas les Etats-Unis et l'Europe à impliquer de près les compagnies aériennes dans les futures mesures. (Belga)

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