Un grand patron de pubs claironne le succès économique du Brexit

09/09/16 à 11:01 - Mise à jour à 11:01

Source: Afp

Le patron d'une des principales chaînes de pub britanniques s'est moqué des Cassandre qui avaient prédit un désastre économique en cas de vote favorable au Brexit, et appelé à se dispenser d'un accord de libre-échange avec l'UE dont le Royaume-Uni n'aurait pas besoin.

Un grand patron de pubs claironne le succès économique du Brexit

Tim Martin. © Reuters

Gérant près d'un millier de pubs et 35.000 employés, l'entreprise Wetherspoon a publié vendredi ses résultats annuels, marqués par une hausse de son chiffre d'affaires et de ses profits.

La publication des comptes des entreprises cotées à la Bourse de Londres est un sérieux travail comptable laissant d'habitude peu de place à l'emphase, mais Tim Martin, fondateur, président et principal actionnaire de Wetherspoon a pimenté l'exercice à sa façon.

"Pendant la campagne et après le référendum, la majorité écrasante des entreprises du FTSE 100 (de la Bourse de Londres), l'organisation d'employeurs CBI, le FMI, l'OCDE, le Trésor, les chefs des principaux partis politiques et presque toute la communauté universitaire ont prévu des problèmes pour l'économie, souvent dans des termes épouvantables, en cas de victoire du camp du départ", a ironisé M. Martin.

"Maintenant que leurs lugubres prévisions pour les lendemains immédiats du référendum se sont avérées fausses, le +Film d'horreur, le retour+ voudrait nous faire croire qu'un échec à conclure un accord de libre-échange avec l'UE aurait des conséquences désastreuses", a-t-il écrit dans un communiqué diffusé par Wetherspoon.

M. Martin fut l'un des rares grands patrons à appeler à voter pour un Brexit le 23 juin. Les indicateurs publiés sur l'activité estivale jusqu'à présent ont été meilleurs que nombre de projections.

Le volubile tenancier invite également les ministres chargés de négocier les termes du Brexit à ne surtout pas chercher à s'entendre à tout prix avec Bruxelles sur un nouvel accord de libre-échange, jugeant que l'UE était plus dépendante commercialement du Royaume-Uni que l'inverse.

A la place, il propose au gouvernement "d'aller jouer aux boules à Plymouth" à l'instar du corsaire anglais Francis Drake, dont la légende affirme qu'il aurait préféré terminer une partie avant d'aller écraser "l'invincible armada" espagnole à la fin du 16e siècle.

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