Travail au noir des indépendants : "Un mauvais cliché !"

08/02/11 à 12:23 - Mise à jour à 12:23

Source: Trends-Tendances

Le patron du SLFP a laissé entendre que les indépendants s'entendent de manière généralisée avec leur comptable pour frauder le fisc. Pour le Syndicat des indépendants, il entretient ainsi "des clichés aussi réducteurs qu'inexacts dans l'esprit du grand public".

Travail au noir des indépendants : "Un mauvais cliché !"

© Thinkstock

Le Syndicat des indépendants & des PME (SDI) dit avoir pris connaissance "avec stupéfaction", mardi matin, des propos tenus à la presse par Paul Monsaert, président du Syndicat libre de la fonction publique (SLFP), dans le cadre de l'arrêt de travail de 45 minutes des fonctionnaires du SPF Finances, décidé en front commun par la CGSP, la CSC et le SLFP.

"Paul Monsaert laisse en effet entendre que les indépendants et les petites entreprises s'entendent de manière généralisée avec leur comptable pour frauder le fisc", dénonce le SDI dans un communiqué, qui "déplore vivement de tels propos qui jettent l'opprobre sur les petits opérateurs économiques du pays en entretenant des clichés aussi réducteurs qu'inexacts dans l'esprit du grand public".

"Si nul ne peut nier qu'elle existe chez certains indépendants et PME, la fraude fiscale est en effet très loin de constituer dans leur chef un phénomène systématique, peut-on lire dans le communiqué du SDI signé par son président, Daniel Cauwel. Pour une série de professions très contrôlées, comme les médecins conventionnés et les pharmaciens, elle est même tout à fait impossible. Ce n'est guère plus simple pour d'autres secteurs comme la construction et l'horeca, qui sont tenus de produire un grand nombre de pièces justificatives pour leur comptabilité."

Et le syndicat de rappeler qu'en 2003, Pierre Pestieau, professeur d'économie à l'ULg, estimait que "le travail au noir en Belgique est généralement pratiqué par des salariés - à titre de revenus complémentaires - par des travailleurs immigrés clandestins ou saisonniers - parce qu'ils n'ont pas le choix - et par des allocataires sociaux qui recherchent un complément de revenus sans pour autant perdre leurs allocations."

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