Take Eat Easy: d'anciens coursiers envisagent de saisir la justice française

11/08/16 à 15:55 - Mise à jour à 15:55

Source: Afp

Un collectif de coursiers, dont beaucoup travaillaient pour l'enseigne belge Take Eat Easy, placée en redressement judiciaire, s'est créé pour obtenir la "requalification" de leurs contrats "très précaires", a-t-on appris jeudi auprès de son fondateur, confirmant des informations de presse.

Take Eat Easy: d'anciens coursiers envisagent de saisir la justice française

© http://www.takeeateasy.be

Baptisé "le collectif coursier francilien" et détenteur d'un compte Facebook, il revendique quelque 700 membres, dont "150 se disent prêts à attaquer la plateforme" devant les prud'hommes afin de percevoir leurs revenus de juillet, non versés par Take Eat Easy. Ils veulent aussi obtenir la "requalification de leurs contrats" de travail, "très précaires", selon Matthieu Dumas, son président âgé de 22 ans, qui travaillait pour Take Eat Easy depuis octobre 2015.

Au-delà des coursiers de Take Eat Easy, au nombre de 2.000 à 3.000, selon les sources, le collectif espère fédérer "tous les coursiers indépendants à travers toute la France", explique Matthieu Dumas.

Il entend lutter pour une "meilleure protection" de ces travailleurs indépendants en obtenant la "requalification de leur contrat commercial" et "obliger les plateformes collaboratives à leur assurer une protection sociale", inexistante à ce jour.

La particularité de ces coursiers, comme des chauffeurs d'Uber ou de certaines aides à domicile travaillant pour l'économie collaborative, est qu'ils ne sont pas salariés mais indépendants et ont un statut d'auto-entrepreneur, une condition obligatoire pour travailler pour ce type d'entreprises et start-up vendant des services par le biais de plateformes.

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