Subsides : Bekaert devra-t-il rembourser ?

02/02/12 à 18:14 - Mise à jour à 18:14

Source: Trends-Tendances

La Région flamande a versé pour près de 18 millions d'euros de subsides à Bekaert, ce qui n'a pas empêché l'entreprise d'annoncer la perte de 600 emplois chez nous. La Flandre envisage, au minimum, de fermer le robinet financier. Et d'exiger le remboursement de l'argent versé.

Subsides : Bekaert devra-t-il rembourser ?

Kris Peeters, le ministre-président flamand, a indiqué à l'agence Belga qu'il ferait vérifier s'il est possible d'obtenir le remboursement des aides publiques à l'innovation et à la formation versées à Bekaert.

L'entreprise spécialisée dans la transformation des métaux, qui a annoncé jeudi la suppression d'environ 600 emplois en Belgique, a reçu, au cours des dernières années, des subsides importants de plusieurs agences de la Région flamande (17,7 millions d'euros en tout). Kris Peeters a indiqué que la Région envisageait de suspendre les paiements en cours, mais aussi d'exiger le remboursement des montants déjà versés.

Bart Van Malderen, député SP.a au Parlement flamand, avait rappelé, plus tôt dans la journée de jeudi, que Bekaert avait bénéficié, ces cinq dernières années, de 16 millions d'euros de soutien à l'innovation. "Pour quel résultat ?", s'interrogeait le député flamand, qui demandait notamment au gouvernement flamand d'examiner s'il est possible de récupérer ces subsides.

Le CEO de Bekaert défend le soutien des aides publiques à l'innovation

Bert De Graeve, CEO de Bekaert, a défendu jeudi soir, dans l'émission d'actualité Terzake (VRT), les aides publiques à l'innovation de la Flandre. Il réagissait ainsi aux propos du ministre-président flamand Kris Peeters.

Bert De Graeve a souligné que des investissements ont été réalisés ces dernières années en Flandre, notamment pour l'emploi : "Je veux insister sur le fait que ces 16 millions dont on parle portent sur cinq ans. Durant cette période, il y a eu de l'emploi pour 300 personnes, 50 millions d'euros d'investissements par an dans notre centre technologique de Deerlijk et 20 millions d'euros d'investissements dans l'infrastructure."

Le patron de Bekaert a indiqué que l'entreprise continuera d'investir en Belgique : "La stratégie est de maintenir notre pouvoir d'innovation. Pour cela, nous avons encore deux usines importantes où il n'y a pas de départ annoncé."

Bert De Graeve a promis que Bekaert respecterait ses obligations contractuelles même si le gouvernement flamand réclamait le remboursement des aides.

Les syndicats de Bekaert n'appellent pas à mener des actions

Les syndicats de Bekaert n'ont pas lancé d'appel à mener des actions dans les sites où près de 600 emplois sont menacés, a indiqué le syndicat socialiste FGTB. Ils n'excluent cependant pas de merner des actions spontanées aujourd'hui vendredi.

Les syndicats ont demandé à la direction que les travailleurs ne prestent pas durant le week-end mais qu'ils soient payés afin de permettre à chacun d'analyser l'annonce à tête reposée, selon Kenneth Blomme (FGTB). La direction a refusé car elle ne voulait pas que les travailleurs ressassent la situation à la maison.

Les syndicats se réuniront lundi à 9 h 30 à Courtrai afin de discuter de la manière de réagir face à l'assainissement le plus lourd de l'histoire de Bekaert. "Je pense qu'il est raisonnable de mener des actions, si c'est nécessaire, seulement à l'issue de la phase de consultation afin de mettre la pression sur la phase de négociation", a ajouté le syndicaliste.

Trends.be, avec Belga

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