Sheraton Brussels: l'établissement vidé de ses derniers clients

14/12/16 à 12:36 - Mise à jour à 15:28

Source: Belga

Les derniers clients de l'hôtel Sheraton de Bruxelles, situé place Rogier, ont quitté mercredi midi l'établissement, qui a définitivement fermé ses portes à 12h00. Toutes les personnes y ayant réservé une nuitée dans les jours à venir seront relogées sans frais supplémentaires dans l'un des sept hôtels bruxellois du groupe Marriott-Starwood, qui exploite la marque Sheraton en Belgique.

Sheraton Brussels: l'établissement vidé de ses derniers clients

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Quelque 200 travailleurs se retrouvent par ailleurs sur le carreau à la suite de cette fermeture. "Aujourd'hui constitue le dernier jour de travail pour notre personnel. Nous sommes parvenus à octroyer à tout le monde un 13e mois ainsi qu'une avance sur salaire", précise Kurt Renold, area manager au sein de Starwood Hotels Benelux. Le groupe hôtelier va essayer tant que possible d'absorber les licenciements en son sein et a par ailleurs reçu le soutien de la Région bruxelloise, de la Brussels Hotels Association et d'Actiris. Ceux-ci ont inventorié tous les postes disponibles dans le secteur hôtelier et ont transmis la liste à Starwood Hotels.

Les attentats à Paris et à Bruxelles, les travaux sur la place Rogier et le piétonnier sont autant de raison qui peuvent en partie expliquer la fermeture du Sheraton. Eric Catry, vice-président de Horeca Bruxelles, pointe, lui, plutôt une seule explication: la situation financière de l'investisseur britanno-suédois Rolf Nordström. Les raisons précitées n'ont "absolument rien à voir avec la faillite", affirme-t-il. "Les deux hôtels qui se trouvent encore sur la place Rogier (l'Hilton et le Crowne Plaza, ndlr) tournent bien et le Sheraton était encore presque complet hier. L'économie est en train de se relancer", assure-t-il. Le bâtiment avait été acheté pour un euro symbolique en 2009.

Un prix qui s'explique par les travaux qui devaient y être réalisés, l'amiante y étant présente partout. Contrairement à ce qui figure dans le contrat de management, les travaux n'ont jamais été effectués, déplore Eric Catry, ajoutant que l'investisseur n'avait jamais introduit de demande de permis de construire à la commune de Saint-Josse-ten-Noode.

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