Salaires belges - Pour la FEB, "le handicap salarial diminue, mais il y a encore du chemin à faire"

21/12/15 à 13:55 - Mise à jour à 13:55

Source: Belga

(Belga) La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) s'est félicitée lundi de la réduction du coût salarial constatée par le Conseil central de l'économie, mais estime néanmoins que l'effort doit être poursuivi pour renforcer la compétitivité du pays.

"La réduction de notre handicap des coûts salariaux constitue une bonne nouvelle dont les décideurs politiques actuels peuvent bien entendu se féliciter", souligne la FEB dans un communiqué. "Mais nous ne devons pas pour autant nous reposer sur nos lauriers. Nos entreprises dans l'industrie manufacturière, la construction ou le secteur de l'e-commerce sont confrontées chaque jour, dans la lutte concurrentielle mondiale, au fait que nos coûts salariaux seront toujours, fin 2015, 14,2% plus élevés que ceux de nos pays voisins les plus proches, si bien qu'il est difficile d'accroître ou de conserver des parts de marché, même au moyen de produits innovants de haute qualité et de processus de production hyper efficaces", ajoute-t-elle. Pour la fédération patronale, afin d'éliminer durablement tout handicap salarial en Belgique, il conviendra de réformer la loi actuelle de +sauvegarde+ de la compétitivité pour en faire "une véritable loi de +rétablissement structurel+ de la compétitivité". "Elle devra prévoir explicitement que le rétablissement structurel de la compétitivité est et demeure la priorité numéro 1, que les réductions de charges accordées dans le cadre du tax shift ne peuvent être utilisées pour financer des hausses salariales supplémentaires, que pour l'évolution attendue des coûts salariaux dans les pays voisins, il faut utiliser des hypothèses aussi prudentes que possible pour éviter de nouveaux dérapages et que les corrections éventuelles +doivent+ plutôt que +peuvent+ (dans la loi actuelle) être appliquées". A rebours de la position défendue par la FGTB, la FEB estime que l'évolution constatée par le Conseil central de l'économie ne doit pas mener à une réduction du temps de travail. "Cela n'est certainement pas la chose à faire car cela reviendrait à de nouveau augmenter notre handicap salarial par rapport à nos voisins", estime-t-elle. "Moins travailler pour le même salaire signifie en effet une augmentation importante du coût du travail pour les employeurs." (Belga)

Nos partenaires