Ryanair s'intéresse aux commerces des aéroports

26/04/13 à 08:57 - Mise à jour à 08:57

Source: Trends-Tendances

La compagnie irlandaise lorgne vers les revenus des commerces des aéroports. Et songe à un deal : fournir des données sur les passagers en échange d'un peu d'argent.

32ème sur 60, la compagnie low-cost irlandaise affiche un indice de sécurité à 0,057. Le seul accident grave qu'elle a connu a eu lieu en novembre 2008. Un Boeing 737-700 était sorti de la piste à l'atterrissage à Francfort ne faisant aucune victime.

32ème sur 60, la compagnie low-cost irlandaise affiche un indice de sécurité à 0,057. Le seul accident grave qu'elle a connu a eu lieu en novembre 2008. Un Boeing 737-700 était sorti de la piste à l'atterrissage à Francfort ne faisant aucune victime. © Reuters

Ce n'est encore qu'une piste de réflexion, mais tout de même : Ryanair et d'autres compagnies aimeraient bien recevoir un bout des revenus générés par les commerces des aéroports. En passant un accord : aider les aéroports à augmenter le revenu généré par les magasins des aérogares. Ce "win-win" deal a été évoqué lors d'une conférence sur le commerce dans les aéroports, à Hambourg. Le directeur des développements commerciaux de Ryanair, Garry Walsh : "nous avons 180 aéroports dans notre réseau et un nombre incalculable d'autres frappent à notre porte pour avoir des vols" a-t-il déclaré (dixit Anna Aero, un site des professionnels de l'aérien), "mais en deux ans, nous avons juste reçu trois vagues propositions de coopération commerciale."

Pour gonfler les revenus ancillaires

Ryanair, qui vend un ticket moyen de 50 euros, cherche à améliorer les recettes ancillaires (hors ticket : commission sur la location de voiture ou des réservation d'hôtel faite sur le site de la compagnie, notamment). Ces dernières représentent environ 20% du chiffre d'affaires (13 euros par passagers).

Les aéroports n'ont en principe aucun intérêt à partager les revenus générés par les commerces qu'ils abritent. Au contraire : ces recettes servent à compenser le bas niveau des droits payés par les compagnies aériennes dans les aéroports pour transporteurs low cost. Charleroi ne facture pas 2 euros par passager à Ryanair. Et est en train de réaménager ses surfaces commerciales avec l'espoir d'augmenter les achats. A Brussels South, les recettes commerciales (commerces, parkings) représentent la moitié des revenus.

Mais les aéroports ont une faiblesse : ils ne connaissent guère les passagers qui les fréquentent. Du coup la dépense commerciale par passager reste faible dans les aérogares, "sous les 9 dollars, même dans un aéroport à Rolex comme Heathrow" indique Anna Aero. Les compagnies, elles, disposent de beaucoup d'éléments : adresse, e-mail, destination finale, type de carte de paiement, sexe. Autant d'informations bien utiles pour lancer des opérations de promotion ciblées. Par mail ou sur les tickets d'embarquement.

Un frein : la loi du bagage à main unique

Cette idée de Ryanair n'a pas encore remporté un franc succès auprès des aéroports. La compagnie, il est vrai, applique une politique restrictive pour les bagages de cabine qui embarrasse les magasins des aéroports : un bagage par passager, et rien d'autre.

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