Roularta dans le rouge au premier semestre avec une perte de 6,7 millions d'euros

21/08/13 à 10:02 - Mise à jour à 10:02

Source: Trends-Tendances

Roularta a enregistré, au premier semestre 2013, une perte nette de 6,7 millions d'euros, son chiffre d'affaires reculant pour sa part de 6,1 pc, à 348,8 millions d'euros, a annoncé le groupe de médias mercredi.

Roularta dans le rouge au premier semestre avec une perte de 6,7 millions d'euros

© Belga

Au cours des 6 premiers mois de 2012, Roularta avait encore engrangé un bénéfice de 9,9 millions d'euros. La perte de ce premier semestre s'explique toutefois par les 14 millions d'euros que le groupe a dû comptabiliser en frais de restructuration et en coûts exceptionnels, s'est-il justifié.

Sur l'ensemble de l'exercice 2012, Roularta avait subi une perte de 2,5 millions d'euros.

Par division, on notera encore, lors du premier semestre 2013, la chute de 5,2 pc du chiffre d'affaires des "médias imprimés", à 267,8 millions d'euros, un résultat plombé par le recul sensible de la publicité, principalement dans les magazines (-12,1 pc) alors que les revenus des différents sites internet continuent à progresser.

Le chiffre d'affaires des médias audiovisuels a de son côté chuté de 9 pc, à 83,3 millions d'euros, tandis que le résultat net est passé de 9,2 à 7,9 millions d'euros.

Malgré ce premier semestre difficile, Roularta se montre plus optimiste pour le reste de l'exercice. Le groupe table ainsi sur une amélioration du marché publicitaire et de celui des lecteurs. Par ailleurs, "les revenus publicitaires numériques en Belgique et en France, générés par les sites d'actualité et les lettres d'information augmentent encore de 20 à 30 pc", a poursuivi le groupe qui estime enfin que "l'investissement dans les marques de la Vlaamse Media Maatschappij commence à produire ses fruits".

Propriétaire de VTM et de CanalZ, entre autres, Roularta édite aussi des magazines tels que Trends et Le Vif.

Roularta envisage de vendre des assurances via ses magazines

Le groupe Roularta examine actuellement la possibilité de vendre, à l'avenir, des assurances par l'intermédiaire de ses magazines, a, dans la foulée, déclaré son administrateur délégué, Rik De Nolf, à l'occasion de la présentation des résultats semestriels de la société. Des discussions sont déjà en cours avec des compagnies d'assurances. Le concept, qui est né aux Etats-Unis, existe également en France.

Selon Roularta, des magazines comme Plus - qui s'adresse aux seniors - seraient particulièrement adaptés à la vente d'assurances.

"Nous réfléchissons, avec les compagnies d'assurances, à quels produits conviendraient le mieux. Il s'agirait en fait de produits livrés par les assureurs mais à propos desquels la communication passerait par nos magazines", a encore expliqué le responsable de Roularta.

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