Renault se sépare de son numéro 2, Carlos Tavares

29/08/13 à 13:44 - Mise à jour à 13:44

Source: Trends-Tendances

Le groupe automobile français a annoncé ce jeudi le départ de son directeur général délégué aux opérations. Le bras droit de Carlos Ghosn avait fait part récemment de son désir de diriger GM.

Renault se sépare de son numéro 2, Carlos Tavares

© AFP

Coup de tonnerre chez Renault. Le groupe automobile français a annoncé jeudi le départ de son numéro deux Carlos Tavares. "Carlos Tavares cesse à compter de ce jour d'exercer ses fonctions de directeur général délégué aux opérations de Renault, afin de poursuivre des projets personnels", indique le constructeur dans un bref communiqué. M. Tavares était devenu depuis 2011 le bras droit de Carlos Ghosn, qui va reprendre "à titre temporaire" ses fonctions.

Dans un entretien mi-août à l'agence financière Bloomberg, Carlos Tavares avait estimé qu'il était peu probable qu'il puisse succéder un jour au numéro un de Renault Carlos Ghosn qui n'a que 59 ans. Il avait fait savoir, en revanche, son intention d'être nommé à la tête d'un constructeur, en faisant ouvertement du pied à l'américain General Motors. " Mon expérience serait bonne pour n'importe quel constructeur. Pourquoi pas GM ? Je serais honoré de diriger un groupe comme celui-là " avait expliqué le n°2 de Renault, âgé de 55 ans. Et d'ajouter: "Quiconque est passionné par l'industrie automobile arrive à la conclusion qu'il y a un moment où vous avez l'énergie et l'appétit pour être numéro un".

Carlos Tavares avait dans un premier temps déclaré qu'il était intéressé par le poste de PDG de Renault, mais ses ambitions s'accommodaient mal avec le leadership du numéro un incontesté, Carlos Ghosn. Le directeur général délégué aux opérations de Renault devrait attendre encore au moins quatre ans pour prendre la tête du groupe, Carlos Ghosn devant en tout état de cause être reconduit au printemps 2014 pour quatre ans.

À ces ambitions déçues s'ajoutent des malentendus entre Carlos Tavares et Carlos Ghosn au sujet des implantations industrielles du groupe. "À l'époque des négociations sociales sur la France au premier trimestre, Tavares, soucieux du cash-flow, était partisan de fermer des usines tandis que Ghosn y était opposé" avait expliquait une source interne à l'AFP en réaction aux déclarations du n°2.

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