Rapport annuel de la BNB - Le secteur financier belge a amélioré sa situation mais fait face à des défis

19/02/16 à 00:33 - Mise à jour à 00:33

Source: Belga

(Belga) Le secteur financier belge a accompli beaucoup de progrès depuis la crise financière de 2008 et a poursuivi son redressement en 2015 mais il fait face à plusieurs défis de taille, parmi lesquels l'environnement de taux bas, constate la Banque nationale de Belgique (BNB) dans son rapport annuel 2015 publié vendredi.

"Le secteur financier belge a fait beaucoup de progrès aux niveaux solvabilité, deleveraging (processus de désendettement, NDLR), qualité des actifs... mais il ne peut pas se reposer sur ses lauriers. Il a encore quelques problèmes à régler", résume le gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets. Le bilan total des banques belges est passé de 1.578 milliards d'euros fin 2007, soit 458% du produit intérieur brut (PIB) belge, à 1.008 milliards fin septembre 2015, ce qui correspond à 248% du PIB. Ce mouvement de réduction de la taille des bilans semble être arrivé à son terme. S'agissant de leurs performances récentes, les établissements de crédits belges affichent un bénéfice net global de 4,4 milliards d'euros sur les trois premiers trimestres de 2015, contre un bénéfice de 3,6 milliards d'euros sur la même période de 2014. Parallèlement, la solvabilité du secteur bancaire s'est encore améliorée. Les entreprises d'assurances ont quant à elles dégagé un bénéfice net de 0,6 milliard d'euros sur les trois premiers trimestres de 2015 là où elles avaient dégagé un profit de 1 milliard d'euros sur les neuf premiers mois de 2014. Toutefois, le secteur financier belge, compagnies d'assurances en tête, fait face à des défis majeurs parmi lesquels la faiblesse persistante des taux. "Les banques doivent se préparer, je crains, à un contexte de taux d'intérêts plus ou moins faibles et à des marges sous pression", estime à cet égard Jan Smets. Dans ce climat de pression sur la rentabilité, la BNB veille à ce que les banques ou compagnies d'assurances ne soient pas poussées à prendre trop de risques dans leur quête d'actifs plus rémunérateurs. D'autres défis attendent le secteur financier, constate encore la BNB, comme l'adaptation à un nouveau cadre de surveillance de la Banque centrale européenne, des exigences accrues de solvabilité ou encore les nouveautés technologiques en matière de paiements notamment. (Belga)

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