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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

04/01/16 à 15:12 - Mise à jour à 16:23

'Pourquoi les patrons devraient surtout souhaiter avoir de la chance en 2016'

Et si en ce lundi de rentrée de bureau, vous vous posiez la question de savoir si vous avez (ou pas) de la chance, en règle générale.

'Pourquoi les patrons devraient surtout souhaiter avoir de la chance en 2016'

© istock

Dans la vie, chacun le sait, la chance joue son rôle. Et ce rôle peut même être important. En politique, par exemple, François Hollande n'aurait probablement jamais été élu si Dominique Strass-Kahn n'avait pas préféré faire des bêtises avec une femme de ménage dans un Sofitel new-yorkais. Des exemples comme cela, il y en a des milliers. La chance en politique est tellement importante qu'il paraît même que Napoléon refusait de donner le grade de général à quelqu'un qui n'avait pas eu de la chance au cours de sa vie.

Plus près de nous, c'est le journal économique français Les Echos qui rappelle aux parents d'enfants qui naîtront en ce début d'année 2016 que, statistiquement, ces enfants gagneront en moyenne 1,5 à 3% de salaire en plus que ceux nés en fin d'année. Ce n'est pas une question de superstition, de zodiaque, ou que sais-je encore, mais le résultat de statistiques récoltées et traitées par l'économiste Julien Grenet. Et c'est vrai que la chance est l'un des voeux que l'on se souhaite rarement en début d'année, sans doute parce que la chance semble hors de portée, illusoire. Pourtant, comme le dit joliment Jean-Louis Servan Schreiber, la chance est un volatile qui vous visite plus volontiers si vous lui préparez son nid.

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Pourquoi les patrons devraient surtout souhaiter avoir de la chance en 2016

Dans le monde du business, la chance joue également son rôle. Cela fait déjà plus de quinze ans que des chercheurs, notamment de l'université de Harvard, ont évalué le rôle des dirigeants dans la performance de leur entreprise. Ce rôle est évalué à 2%, dans le pire des cas, et à 22%, dans le meilleur. En clair, même dans la vision optimiste, la performance de l'entreprise ne dépend qu'à 22% de son PDG. Il y a là de quoi rendre très modeste.

Bien entendu, il s'agit là de grandes sociétés, d'entreprises cotées et non pas de PME. Le patron de l'un des plus grands laboratoires pharmaceutiques au monde avait eu le courage d'avouer en 2015, lorsqu'on lui avait demandé "comment se fait-il que vous soyez arrivé en tête du palmarès des patrons les plus performants ?", qu'il avait simplement eu de la chance.

Les autres, plus nombreux, appliqueront l'adage de Jean Cocteau, qui disait très joliment "lorsque les choses nous dépassent, feignons d'en être les instigateurs". C'est pourquoi en 2016, comme ce sera encore le cas pendant des millénaires, la défaite restera toujours orpheline, alors que la victoire aura toujours 100 pères.

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