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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

27/01/15 à 12:00 - Mise à jour à 12:07

Pourquoi Google, Apple et les autres s'intéressent tellement à la voiture sans chauffeur

Le "petit" salon de l'automobile vient de fermer ses portes à Bruxelles, avec un record d'affluence selon les médias. Mais cela ne veut pas dire que le sujet des voitures n'est plus d'actualité, notamment quand il s'agit des fameuses voitures sans chauffeur.

Pourquoi Google, Apple et les autres s'intéressent tellement à la voiture sans chauffeur

La voiture autonome selon Mercedes. © Reuters

Les voitures autonomes, voilà un sujet qui va devenir une réalité tangible chez nos voisins des Pays-Bas. Pas plus tard que vendredi dernier, le gouvernement néerlandais a annoncé autoriser des tests à grande échelle de voitures et de camions sans chauffeur sur des routes publiques.

L'idée derrière cette autorisation, c'est que la voiture autonome dispose d'une technologie qui pourrait permettre de réduire les embouteillages et améliorer la sécurité routière. Aux Pays-Bas, les bouchons sont un cauchemar encore plus grand qu'en Belgique ! Et donc, le gouvernement hollandais estime que les véhicules sans chauffeur pourraient changer les conditions de circulation. "Ces véhicules qui peuvent communiquer, freiner ou accélérer en même temps permettront de réguler la circulation ", a ajouté le ministère.

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Je rappelle que les voitures sans chauffeur, dites aussi voitures autonomes, sont équipées de caméras, de capteurs, de radars et d'ordinateurs de bord qui permettent à la voiture de réagir en fonction de ce qui se passe sur la route. Dois-je le préciser, ce marché fait rêver tous les constructeurs automobiles du monde, sans oublier les géants du Net comme Google, Apple ou Microsoft qui veulent maîtriser l'habitacle de toutes ces nouvelles voitures et ambitionnent au fond de faire de l'automobile leur prochain terminal mobile. Le Boston Consulting Group estime d'ailleurs que les ventes de voitures autonomes atteindront en 2035 environ 10% des ventes mondiales.

En réalité, la technologie des voitures autonomes existe déjà en bonne partie, mais les prix restent prohibitifs, sans oublier que le code de la route devra encore être adapté partout dans le monde. Et puis, si on parle de l'année 2035, c'est parce que la sécurité de ces véhicules doit être de 100%, et non pas de 99%. Pas question d'avoir un bug dans une voiture ou que celle-ci soit piratée de l'extérieur par exemple.

À vrai dire, l'idée caressée par tous les constructeurs et les géants du Net, c'est d'offrir demain une voiture qui offrira les mêmes services qu'un smartphone - musique, lecture des emails, réception d'appels. Voilà pourquoi Google, Apple et les autres géants du Net s'intéressent tellement à la voiture: ils savent qu'à un moment ou l'autre, le marché des smartphones et des tablettes va s'essouffler. Ces géants du Net cherchent donc à coloniser de nouveaux terrains de jeux. Et la voiture, c'est comme un nouveau terminal, mais au prix moyen de 20.000 euros. C'est donc un débouché extraordinaire, un relais de croissance inégalé.

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