Porsche/VW, Opel/syndicats : on enterre les haches de guerre

01/06/10 à 09:10 - Mise à jour à 09:10

Source: Trends-Tendances

Porsche a retiré lundi les plaintes encore pendantes à l'encontre de la loi VW, qui garantit au Land de Basse-Saxe une minorité de blocage de 20 %, assurant de fait un contrôle public sur l'entreprise. Côté Opel, Nick Reilly, son patron, et les syndicats ont signé un accord-cadre européen mais d'application pour Anvers, ce qui permettra de signer les conventions collectives de travail locales.

Porsche/VW, Opel/syndicats : on enterre les haches de guerre

© Bloomberg

La hache de guerre entre Porsche et Volkswagen semble définitivement enterrée. Le fabricant de voitures de luxe a retiré lundi les plaintes encore pendantes à l'encontre de la loi VW. L'audience à ce sujet, initialement prévue le 2 juin, ne devra donc pas avoir lieu.

Cette étape était attendue dans le cadre de la fusion entre les deux constructeurs automobiles allemands,. Selon un porte-parole de Porsche, toutes les procédures judiciaires entre les deux marques sont désormais terminées.

Depuis la privatisation de VW en 1960, une loi garantit au Land de Basse-Saxe, où est implanté VW, une minorité de blocage de 20 %, assurant de fait un contrôle public sur l'entreprise. Porsche, actionnaire majoritaire de VW, avait critiqué cette loi à de nombreuses reprises.

Opel : un accord-cadre signé au niveau européen

Côté Opel, Nick Reilly, son patron, et les syndicats ont signé un accord-cadre à Rüsselsheim, a indiqué lundi à l'agence Belga Eddy De Decker (CSC) : "Cet accord est également d'application pour Anvers, ce qui permettra de signer les conventions collectives de travail (CCT) locales."

L'accord-cadre européen prévoit une économie de 265 millions d'euros via le personnel. "Chaque pays doit, sur ce point, signer encore son propre accord", précise Eddy De Decker, qui ajoute qu'à Anvers, les CCT sont sur le point d'être conclues. Le syndicaliste rappelle que les garanties prévues dans l'accord social concerneront tous les travailleurs d'Opel Anvers, les 1.250 qui partent déjà aujourd'hui mais aussi ceux qui resteront provisoirement dans l'entreprise.

Il s'attend à ce que les CCT puissent être signées après le 11 juin à Anvers. Deux conseils d'entreprise extraordinaires sont d'abord au programme les 9 et 11 juin, dans le cadre de la phase d'information et de consultation.

Opel : les experts allemands refusent une aide d'Etat pour Opel

Le groupe d'experts chargé de conseiller le gouvernement allemand sur une aide d'Etat aux entreprises s'est opposé à pareil octroi pour la filiale de GM, rapportent l'agence de presse allemande DPA et les journaux Handelsblatt et FTD, citant des "sources proches du gouvernement". Rainer Brüderle, ministre de l'Economie, peut maintenant décider de suivre ou non cet avis.

Opel compte sur une aide publique d'un montant de 1,1 milliard d'euros en Allemagne pour assainir l'entreprise. L'avis négatif du groupe de huit experts a été essentiellement motivé sur le plan économique. Le bon développement économique de la société-mère, General Motors, aurait notamment pesé lourd dans la prise de décision des experts.

Il reste maintenant peu d'espoir à Opel d'obtenir encore une aide publique, bien que la décision finale revienne au ministre Brüderle. Le conseil d'entreprise d'Opel a indiqué à plusieurs reprises avoir besoin d'une telle aide. En cas de refus, au moins une usine devrait fermer ses portes en Allemagne, ce qui entraînerait la perte de milliers d'emplois.

GM mettrait lui-même 1,9 milliard d'euros sur la table pour la restructuration d'Opel, alors que 1,8 milliard supplémentaire est attendu des gouvernements européens.

Opel : "Les experts n'ont pas rejeté l'aide d'Etat !" (Klaus Franz)

Klaus Franz, président du conseil d'entreprise européen d'Opel, estime incorrectes les informations de médias allemands qui rapportaient mardi qu'un groupe d'experts avait rejeté la possibilité d'octroyer une aide d'Etat à Opel : "Après concertation avec ce groupe d'experts, je ne peux considérer ces informations que comme erronées. Il n'y a pas d'avis négatif."

Trends.be, avec Belga

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