Plan taxi: pas de légalisation d'Uber, mais des règles strictes pour les nouvelles technologies

27/02/15 à 14:56 - Mise à jour à 14:56

Source: Belga

La Région bruxelloise ne veut pas légaliser Uber en l'état actuel des choses. Elle veut définir un cadre général pour régulariser le recours aux nouvelles technologies avec des règles strictes permettant une concurrence loyale et équitable, a affirmé vendredi le ministre bruxellois du Transport Pascal Smet, présentant les principes que contiendra le futur plan taxi de la Région bruxelloise.

Plan taxi: pas de légalisation d'Uber, mais des règles strictes pour les nouvelles technologies

© REUTERS

Selon le ministre, le plan visera à améliorer la convivialité du secteur des taxis via une politique tarifaire claire et simplifiée. Il y aura ainsi des tarifs fixes pour les petits trajets, pour rallier certains lieux emblématiques tels que l'aéroport, voire à l'occasion de certains grands événements. A partir de janvier prochain, les clients devront pouvoir payer avec leur carte de crédit.

Dans le pipeline également, l'instauration d'une application smartphone pour tous les taxis bruxellois, au profit tant des clients que des chauffeurs.

Le plan permettra aux taxis d'emprunter l'ensemble des sites propres réservés aux bus, sauf lorsque des impératifs de sécurité dicteront de ne pas le faire.

Le système de taxis collectifs Collecto sera étendu à la journée, mais il ne continuera à être subsidié par la Région que pour les prestations de nuit. En journée les trajets partagés seront possibles à des tarifs avantageux vers les gares et l'aéroport. Les chauffeurs qui auront roulé trois ans sans plainte et sans PV pourront afficher un certificat d'excellence.

Les centrales téléphoniques seront soumises à des règles plus strictes notamment pour éviter l'octroi de courses à des taximen non reconnus à Bruxelles.

Le taximètre digital sera installé aux frais de la Région dans tous les taxis d'ici janvier 2016. La Région supprimera la taxe régionale de 575 euros par an. La publicité sera autorisée dans les taxis, à des conditions strictes.

M. Smet a souligné que l'élaboration de ces principes s'était faite en concertation avec le secteur au cours de 73 réunions bilatérales. Elle se poursuivra notamment au sein du comité consultatif des taxis au sujet de la préparation d'un avant-projet d'ordonnance contenant le plan d'ici l'été prochain. "Il ne s'agira pas d'une information, mais d'une réelle concertation", a-t-il insisté.

Djump et Uber accueillent positivement la démarche

Les promoteurs de trajets partagés Djump et Uber ont accueilli positivement l'ébauche par le gouvernement bruxellois d'un plan intégrant "le transport entre particuliers".

"Des tarifs abordables, un service efficace et un choix pour les consommateurs sont des priorités essentielles d'une politique de mobilité, et Bruxelles a désormais un rôle de précurseur en plein coeur de l'Europe", ont commenté les deux opérateurs dans un communiqué commun. Pour Djump et Uber, "le leadership dont fait preuve le gouvernement bruxellois démontre que des prix abordables, la sûreté publique et le choix des consommateurs sont parfaitement compatibles".

Les deux opérateurs ont également dit estimer que "ce projet de loi forme la base d'un futur texte législatif pour réglementer les services de transport entre particuliers proposés par Djump et Uber à Bruxelles.

Les deux organisations ont enfin fait part de leur la volonté de "collaborer avec tous les partis du Parlement régional afin que Bruxelles adopte le premier plan visionnaire de l'Union européenne, intégrant le transport entre particuliers dans les solutions de mobilité urbaine disponibles".

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