Pétrole: "La stagnation durera plus longtemps que nous le pensons"

25/10/16 à 11:31 - Mise à jour à 27/10/16 à 11:16

Source: Trends-Tendances

"Il y a eu incontestablement un rebond sur certains marchés, comme le pétrole et certains métaux comme le fer, le nickel, le zinc, l'étain", déclare Philippe Chalmin. "Par contre, certains marchés sont encore orientés à la baisse notamment dans le domaine agricole: céréales, oléagineux, etc. Nous restons globalement très, très loin des sommets qui avaient été atteint entre 2006 et 2014."

BelgaimageTRENDS-TENDANCES. Comment expliquer ces rebonds partiels ? Par les liquidités dont des banques centrales abreuvent les marchés financiers et qui doivent bien aller se loger quelque part ? PHILIPPE CHALMIN. Non. Ce ne sont pas les banques centrales qui déterminent le marché. Je ne pense pas que le choc de 2006-2014 ni que la dépression des cours ensuite, soient liés à ce qu'on appelle la financiarisation du marché. Ces évolutions sont plutôt déterminées par le cycle de l'investissement, c'est-à-dire l'arrivée de nouvelles capacités de production qui pèsent sur les cours, d'autant plus qu'un certain nombre de producteurs ont privilégié ouvertement le maintien de leur part de marché quitte à précipiter la chute des prix. Cela a été la stratégie de l'Arabie saoudite sur le marché du pétrole ou des producteurs australiens sur celui du minerai de fer.
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