"Pas un euro d'avantage retiré", précise Ageas impliqué dans les "Paradise Papers"

07/11/17 à 09:36 - Mise à jour à 09:37

Source: Belga

(Belga) Le groupe d'assurances Ageas souligne mardi, dans une réaction au fait qu'il soit mentionné dans le scandale d'optimisation fiscale "Paradise Papers", n'avoir jamais tiré un euro d'avantage d'une construction juridique au départ d'une ancienne filiale à Hong Kong. "Nous avons toujours été transparents", souligne un porte-parole. "On parle maintenant de 'fuites' mais toutes les informations au sujet de mandats et de structures de prêt étaient déjà connues depuis longtemps et figuraient dans des documents publics accessibles."

Sur les ondes de la VRT, le CEO du premier groupe d'assurances belge, Bart De Smet, a fait savoir qu'Ageas figure parmi les cinq sociétés payant le plus d'impôts en Belgique. "Nous avons payé l'an passé 49% d'impôts sur notre bénéfice", souligne-t-il, estimant que le fait de payer des impôts fait partie de "la politique et de l'éthique" d'Ageas. "Nous ne faisons pas partie de la catégorie d'entreprises qui ne paient que 0 à 3% d'impôts." Ageas précise encore avoir réalisé une plus-value de 400 millions d'euros sur la vente de ses activités d'assurances-vie à Hong Kong, et non 1,2 milliard d'euros. Ces activités étant rattachées, via plusieurs autres filiales, à la filiale néerlandaise du groupe belge, aucun impôt n'a dû être payé sur cette plus-value en vertu des règles fiscales néerlandaises. L'assureur "n'a jamais eu l'intention d'éluder les impôts", assure encore le porte-parole. "Il y a quelques années, nous avons démarré un projet visant à passer en revue toutes nos entités dans des paradis fiscaux. Cette révision a été menée à bien l'an dernier avec la vente de notre filiale à Hong Kong à un groupe financier étranger. En ce moment, nous n'avons plus aucune activité dans un paradis fiscal." Outre Ageas, les noms des sociétés Nike, pour son centre de distribution de Laakdal (Anvers), et Janssen Pharmaceutica ont été évoquées dans le cadre des Paradise Papers par Le Soir, De Tijd et Knack, qui ont participé à l'enquête menée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ). (Belga)

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