Panama Papers - L'évasion fiscale est "un problème mondial"

05/04/16 à 19:17 - Mise à jour à 19:17

Source: Belga

(Belga) Le président des Etats-Unis Barack Obama a estimé mardi que l'évasion fiscale, qu'elle soit légale ou illégale, était un "problème mondial", deux jours après le début des révélations sur les "Panama Papers".

Panama Papers - L'évasion fiscale est "un problème mondial"

Panama Papers - L'évasion fiscale est "un problème mondial" © BELGA

"La question de l'évasion fiscale est un énorme problème", a déclaré M. Obama, insistant sur la nécessité de durcir les législations en vigueur et de renforcer la coopération internationale sur ce thème. Selon le président américain, la publication ces derniers jours des "Panama Papers", qui mettent en lumière des pratiques fiscales opaques qui ont éclaboussé de nombreuses personnalités, "est un nouveau rappel du fait que l'évasion fiscale est un problème mondial". Rappelant que cette question était régulièrement évoquée lors des sommets du G7 et du G20, il a estimé que "des progrès" avaient été réalisés dans la coordination internationale entre les administrations fiscales. "L'un des grands problèmes que nous avons est que nombre de ces opérations sont légales, pas illégales", a-t-il ajouté, soulignant la nécessité pour les Etats-Unis comme les autres pays de supprimer les niches fiscales ou de combler les vides juridiques. "Nous ne devrions pas permettre que le fait de ne pas payer d'impôts soit légal", a-t-il martelé, déplorant que trop souvent, les lois soient "mal conçues" et "permettent aux gens ayant assez d'avocats et de comptables d'échapper aux responsabilités auxquelles les citoyens ordinaires doivent se soumettre". Le président américain s'est par ailleurs félicité de l'adoption lundi par les Etats-Unis de nouvelles mesures pour freiner l'exil fiscal des multinationales américaines qui fuient l'impôt en transférant leur siège social à l'étranger à la faveur de rachats d'entreprises. Aux termes des opérations dites "d'inversion fiscale", plusieurs géants américains, notamment Pfizer, ont ainsi racheté des entreprises localisées dans des pays à faible fiscalité (Irlande, Pays-Bas...) pour s'y domicilier tout en conservant leurs activités et leurs structures de direction aux Etats-Unis. C es transactions légales mais controversées visent notamment à échapper à l'impôt fédéral sur les sociétés aux Etats-Unis qui est le plus élevé parmi les pays industrialisés (35%). (Belga)

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