Opel Anvers troublera-t-elle l'entrée en Bourse de GM ?

18/10/10 à 09:47 - Mise à jour à 09:47

Source: Trends-Tendances

Le dialogue semble brisé entre General Motors et les syndicats d'Opel Anvers. La maison mère américaine enterré définitivement le site anversois après avoir repoussé une ultime proposition d'un candidat chinois. Des actions syndicales semblent désormais inévitables. De quoi "influencer négativement l'entrée en Bourse américaine de GM", prévient la FGTB.

Opel Anvers troublera-t-elle l'entrée en Bourse de GM ?

© Belga

Un investisseur chinois - mais pas Geely, qui a déjà repris Volvo - souhaite reprendre l'usine d'Opel Anvers, a indiqué dimanche Rudi Kennes (FGTB) lors de l'émission Wakker op Zondag à la télévision locale anversoise ATV. Le candidat-repreneur serait intéressé par les travailleurs, les installations, les terrains mais aussi les sous-traitants comme Johnson Control, ainsi que et les fournisseurs de service, comme le personnel des cuisines et celui de la sécurité de l'usine. Il a fait savoir qu'il pouvait garantir trois ans de production et employer au minimum 1.000 travailleurs.

Le syndicaliste estime que Nick Reilly, patron de GM Europe, doit répondre à l'offre en provenance de la Chine.

Ingrid Lieten, ministre de l'Innovation et des investissements de la Région flamande, qui a participé au débat télévisé, a fait savoir que son gouvernement était toujours disposé à acheter les terrains d'Opel Anvers et à les mettre à disposition du nouvel investisseur, sous la formule sale & lease back.

Nick Reilly doit prendre contact aujourd'hui lundi avec le conseil d'entreprise européen. Les syndicats d'Opel informeront le personnel demain mardi. Si le patron de GM Europe n'est pas disposé à discuter des conditions de licence, les syndicats européens entameront des actions, a prévenu Rudi Kennes. Ces actions peuvent influencer négativement l'entrée en Bourse américaine de GM, a ajouté le syndicaliste.

Opel Anvers : aucun élément neuf dans ce dossier

Il n'y a aucun élément neuf dans le dossier d'Opel Anvers, a déclaré dimanche Ann Wittemans, porte-parole de la direction, interrogée par l'agence Belga. La situation chez Opel Anvers est inchangée car, même après un entretien vendredi avec le candidat repreneur chinois, il n'y a aucun élément neuf dans le dossier.

A la suite de la demande du responsable syndical Rudi Kennes (FGTB) de reprendre la discussion, il y a eu effectivement une nouvelle réunion vendredi dernier avec des représentants du candidat-repreneur chinois, a-t-elle confirmé. Mais cette discussion n'a apporté aucun élément neuf. La porte-parole rappelle au passage qu'il est toujours décidé que la production de voitures cesse à la fin de cette année.

Fermeture Opel Anvers : Opel enterre définitivement l'usine d'Anvers

Aucun investisseur industriel n'a été trouvé pour l'usine Opel à Anvers : l'assemblage de véhicules sur le site d'Anvers sera donc arrêté à la fin de cette année et les discussions avec d'autres catégories d'investisseurs seront intensifiées, a indiqué lundi le constructeur européen après qu'il eut été question passé d'un candidat chinois issu du secteur de l'automobile.

Après une nouvelle réunion avec un investisseur industriel potentiel, Opel a confirmé son annonce du 4 octobre 2010, qui avait clôturé les négociations avec cette catégorie d'investisseurs : "Aucun investisseur n'apporte un plan d'affaires positif ou un avenir positif pour les travailleurs ou le site", annonce Opel dans un communiqué.

Plus aucune voiture ne sera donc assemblée à Anvers mais il est possible que d'autres investisseurs viennent en vue de développer des activités sur le terrain. Actuellement, environ 1.150 ouvriers et 170 employés travaillent encore à Opel Anvers. Ils perdront leur emploi à la fin de cette année mais pourront partir en prépension ou recevoir une compensation sur base d'un plan social déjà négocié de longue date.

Trends.be, avec Belga

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