Obama promet que l'appel d'offres du Pentagone sera "libre et juste"

31/03/10 à 10:54 - Mise à jour à 10:53

Source: Trends-Tendances

Après avoir rencontré Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche, le président américain a ajouté que la décision revenait au ministre de la Défense, Robert Gates. EADS pourrait revenir dans la course.

Obama promet que l'appel d'offres du Pentagone sera "libre et juste"

© Epa

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a promis mardi que le processus de sélection des avions ravitailleurs de l'armée de l'Air américaine serait "libre et juste", après avoir évoqué ce dossier avec son homologue français Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche.

"Le processus sera libre et juste, et la confiance est justifiée", a déclaré M. Obama lors de déclarations communes face à la presse avec son hôte. M. Sarkozy avait dit auparavant faire "confiance" au président américain pour assurer la transparence de cette sélection, un sujet de contentieux entre la France et les Etats-Unis. M. Obama a toutefois souligné que la décision n'était pas la sienne, mais celle du ministre de la Défense, Robert Gates.

Le 8 mars, le groupe européen EADS, allié à l'Américain Northrop, avait jeté l'éponge dans l'appel d'offres pour un contrat de fourniture d'avions ravitailleurs américains, évalué à un total de 35 milliards de dollars. EADS avait fait valoir que la compétition était à son avis biaisée en faveur de son unique concurrent Boeing. Ce retrait avait provoqué l'ire de Paris et Berlin contre Washington, M. Sarkozy affirmant le 12 mars à Londres: "c'est pas des méthodes". "Ce sont des méthodes qui ne sont pas bonnes pour les partenaires des Etats-Unis et pour les Etats-Unis (...) une grande nation avec laquelle nous sommes proches et amis", avait ajouté M. Sarkozy.

Mais le 19, après des concessions du Pentagone, EADS avait dit être prêt à reconsidérer sa position. L'appel d'offres pour la fourniture de 179 avions ravitailleurs à l'armée américaine avait d'abord conduit au choix de Boeing en 2003, puis à celui d'Airbus (EADS) et son allié américain Northrop Grumman en 2008. Mais ces choix avaient à chaque fois été annulés.

Trends.be, L'Expansion.com

En savoir plus sur:

Nos partenaires