Montebourg "ne veut plus de Mittal en France"

26/11/12 à 12:55 - Mise à jour à 12:55

Source: Trends-Tendances

Dans une interview aux Echos, Montebourg, le ministre français du redressement productif , estime que le sidérurgiste n'a "pas respecté la France". Il confirme travailler à un projet de "nationalisation transitoire" de Florange.

Montebourg "ne veut plus de Mittal en France"

© Reuters

Alors qu'en Belgique, c'est toujours le blocage entre syndicats et direction sur le site d'Arcelor Mittal à Liège, le ministre français du redressement productif Arnaud Montebourg a déclaré aux Echos qu'il ne voulait plus de Mittal en France. Selon un article visible dimanche sur le site internet du quotidien économique, il chercherait un partenaire industriel pour en prendre le contrôle temporaire du site français.

"Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France", explique Arnaud Montebourg, qui avait déjà déclaré jeudi devant le Sénat que "le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal".

"Mensonges accablants"

"Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants", ajoute-t-il aux Echos soulignant qu'il "n'a jamais tenu ses engagements" vis-à-vis de l'Etat français. Le ministre a confirmé aux Echos travailler à un projet de "nationalisation transitoire" de Florange. Selon le quotidien, "l'idée serait une association avec un opérateur industriel, minoritaire dans le capital le temps de stabiliser l'activité".

Le géant mondial de l'acier a annoncé le 1er octobre l'arrêt définitif des hauts-fourneaux et avait accepté de donner deux mois à l'Etat pour trouver un repreneur.

A moins d'une semaine de la fin du délai, samedi 1er décembre, le ton est monté entre le ministre et Mittal, car l'Etat aurait deux offres de reprises mais sur un périmètre plus large que celui mis en vente par Mittal. Au refus de Mittal de céder l'intégralité du site, Montebourg a brandi jeudi la menace d'un contrôle public temporaire.

Ce à quoi Mittal a répondu que la vente de la totalité du site de Florange "mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20.000 salariés".

La famille Mittal s'est dite lundi "extrêmement choquée" auprès du journal Le Monde par ces propos. Lakshmi Mittal, le PDG du groupe, doit être reçu mardi à l'Elysée par François Hollande.

Outre les deux de Florange, trois autres haut-fourneaux du groupe sur les onze que possède le groupe dans cette zone (nord de la France, Allemagne et Belgique) sont aussi à l'arrêt, deux à Liège et un à Dunkerque.

L'Expansion.com, avec Belga

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