Mondelez veut se restructurer, 82 emplois menacés

11/04/16 à 15:31 - Mise à jour à 19:06

Source: Belga

Mondelez International, société spécialisée de snacks avec des marques comme Côte d'Or, Tuc, Lu Prince ou encore Granny, a annoncé lundi sa volonté d'ajuster ses activités en Belgique, ce qui pourrait conduire à la suppression de 82 emplois, principalement sur son site de Malines.

Mondelez veut se restructurer, 82 emplois menacés

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Afin de "renforcer sa compétitivité et de permettre des investissements durables dans un marché particulièrement difficile et concurrentiel", Mondelez International entend se doter d'une nouvelle structure en Belgique. "Ce projet consiste à standardiser et à simplifier diverses fonctions au sein de l'entreprise en introduisant des plates-formes de travail communes et des centres de services partagés", précise la société, ajoutant dans la foulée que la mise en place de cette nouvelle structure "pourrait conduire au licenciement de 82 employés en Belgique, principalement au siège de Malines."

"Pas inattendue, mais quelle en est l'utilité ?"

Le syndicat socialiste BBTK (Setca) n'est pas surpris par l'annonce de la perte de 82 emplois chez Mondelez Belgium. Il se demande toutefois quelle est l'utilité de cette opération.

La plupart des emplois seraient supprimés à Malines. Selon le syndicat, 57 emplois sur 296 y seraient supprimés. A Herentals, environ 14 postes sont menacés et neuf à Hal. L'entreprise dispose également d'un site à Namur.

"En comparaison avec Malines, l'impact est limité. Mais nous perdons quand même 14 postes", explique Marieke Van Gils, secrétaire BBTK à Herentals. "L'annonce d'aujourd'hui est similaire à celle menée ailleurs dans d'autres régions du monde où cela s'est produit auparavant. Les fonctions visées par la restructuration porteraient sur l'approvisionnement, le service à la clientèle, les finances et les ressources humaines".

Frank Lingier, secrétaire BBTK à Malines, se pose des questions sur l'utilité de cette restructuration. "Les tâches seront délocalisées en Inde, à Bucarest ou concentrées dans d'autres endroits en Europe. On se demande si c'est vraiment rentable. Si l'on concentre, par exemple, des fonctions de ressources humaines ailleurs en Europe, on se demande où sera encore le lien avec le personnel", explique-t-il. "Nous retrouverons la direction le 19 avril".

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