Mission bruxelloise en Chine: des contrats et des rencontres prometteuses

24/11/15 à 10:37 - Mise à jour à 10:37

Source: Belga

La société de gestion énergétique WeSmart a signé deux contrats avec des sociétés chinoises dans le cadre de la mission économique bruxelloise en Chine qui s'est déroulée la semaine dernière. Plusieurs autres entreprises technologiques belges se sont démarquées et ont décroché des rencontres prometteuses avec les interlocuteurs sur place.

Mission bruxelloise en Chine: des contrats et des rencontres prometteuses

© Capture d'écran YouTube/WeSmart

Basée à Bruxelles, Singapour, Taiwan et Shanghai, WeSmart fournit des solutions pour permettre aux entreprises de gérer et de réduire leur consommation d'énergie. Dans le cadre de la mission technologique, la société s'est alliée aux chinois Yongda et Songhong, actifs respectivement dans la qualité de l'air des hôtels et les panneaux solaires. Présent depuis deux ans en Chine, WeSmart travaille déjà avec Coca-Cola, Carrefour et PSA sur le marché chinois.

Ibeezi, qui développe et commercialise un nouveau type de clavier pour montres intelligentes, a pu rencontrer différents interlocuteurs chinois dont les équipementiers télécom Huawei, OnePlus ou encore Tencent (WeChat). Des prises de contacts particulièrement prometteuses, selon le jeune CEO Alexis Van Gestel.

Basée sur une invention du sinologue belge Pierre-Henry De Bruyn, iBeezi permet une "écriture riche du chinois tout en étant rapide". Elle répond à la perte de la langue constatée ces dernières années. À l'heure numérique, la jeune génération oublie les caractères chinois. L'application est par ailleurs transposable à toutes les langues.

En fin de mission, l'équipe d'iBeezi s'est rendue à Pékin pour une seconde entrevue avec la société chinoise Mobvoi, spécialisée dans la reconnaissance vocale, dans laquelle Google vient d'investir.

"Les partenaires que nous rencontrons sont très enthousiastes, mais il faut garder à l'esprit que nous ne sommes que l'un des nombreux pays à solliciter les investisseurs chinois", tempère Luc Jacobs, CEO de l'éditeur de logiciels pour call-centers Nixxis, après un important rendez-vous avec ZTE.

"Il est très rare qu'un seul entretien suffise", confirme la secrétaire d'État bruxelloise au commerce extérieur Cécile Jodogne, qui présidait la mission. "C'est particulièrement vrai en Chine, où le protocole est très présent et où il faut revenir plusieurs fois pour établir une relation de confiance".

La connaissance de la langue et de la culture locale est également déterminante, selon de nombreux hommes et femmes d'affaires étrangers en Chine. La structure de l'État est très particulière, même si l'incidence de celui-ci est aussi un avantage: "lorsque le gouvernement chinois décide d'une politique (par exemple de promouvoir un certain secteur de l'économie), cela va très très vite", confie un interlocuteur.

Plusieurs entreprises ont souligné l'importance d'une présence ministérielle pour obtenir des rendez-vous avec les interlocuteurs adéquats. "La mission économique est une bonne porte d'entrée", note Nicolas Berbigier, président et co-fondateur de Famoco, concepteur d'un lecteur de cartes sans contact.

La mission économique était organisée par Brussels Invest & Export qui compte cinq collaborateurs en Chine (Shanghai, Pékin, Shenzhen), en plus d'un responsable de l'Asie à Bruxelles. La délégation bruxelloise s'est rendue dans les villes de Shenzhen, Chengdu et Shanghai du 15 au 20 novembre.

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