Les trois géants asiatiques des écrans TV coupables d'entente illicite sur les prix aux Etats-Unis

13/07/12 à 11:18 - Mise à jour à 11:18

Source: Trends-Tendances

LG, Toshiba et le taïwanais AU Optronics viennent d'être condamnés à payer une amende de 571 millions de dollars. La cause : s'être entendus sur les prix des écrans LCD ( PC et téléviseurs) sur le territoire américain, de 1999 et 2006.

Les trois géants asiatiques des écrans TV coupables d'entente illicite sur les prix aux Etats-Unis

© Image globe

Le taïwanais AU Optronics Corporation, le sud-coréenne LG Display et le japonaise Toshiba ont accepté de payer 571 millions de dollars aux autorités américaines après que celles-ci eurent prouvé une entente illicite entre ces groupes, destinée à augmenter artificiellement les prix d'écrans à cristaux liquides.

Selon la plainte déposée à New York, ces trois fabricants asiatiques se sont mis d'accord avec leurs filiales américaines pour fixer le prix d'un composant essentiel des écrans LCD de télévisions et d'ordinateurs, à un niveau bien supérieur au prix réel. Cette entente secrète a perduré de 1999 à 2006. "Tous les écrans à cristaux liquides de télévisions et d'ordinateurs vendus à New York durant cette période l'ont été à des prix fixés illégalement", a encore indiqué le ministère public dans un communiqué.

Si l'on ajoute ces 571 millions de dollars aux indemnités déjà versées en décembre par d'autres entreprises elles aussi accusées de pratiques anti-concurrentielles, le montant total obtenu par la justice américaine s'élève à 1,1 milliard de dollars, selon le procureur de la ville d'Albany, la capitale de l'Etat de New York, Eric Schneiderman. Sur cette somme, au moins 692 millions de dollars serviront à dédommager partiellement les consommateurs lésés à New York, Washington et dans 23 autres Etats où ont été écoulés les écrans LCD trop chers.

L'entreprise Toshiba avait annoncé le 3 juillet qu'un juge de San Francisco (Californie, ouest) l'avait condamnée à payer une amende 87 millions de dollars dans cette affaire mais qu'elle espérait échapper à son paiement. La firme japonaise a toujours affirmé qu'elle n'avait pas agi de manière illégale.

Trends.be avec l'Expansion

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