Les techniciens roumains bienvenus en Belgique

05/12/11 à 13:02 - Mise à jour à 13:02

Source: Trends-Tendances

Une entreprise sur cinq se tournerait vers l'étranger pour y dénicher les talents qu'elle ne trouve plus en Belgique. La Roumanie paraît très appréciée.

Les techniciens roumains bienvenus en Belgique

© Thinkstock

Cela fait quelque temps déjà que Michel Dierickx, HR business manager chez Dalkia (gestion d'installations techniques) a fait une croix sur la Pologne. Du moins pour y rechercher les techniciens qu'il ne parvient plus à dénicher en Belgique. "Les entreprises allemandes ont déjà attiré les meilleurs candidats, les Polonais sont moins enclins à s'expatrier et ils maîtrisent rarement le français, précise Michel Dierickx. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes tournés vers la Roumanie." La Roumanie ? "Les techniciens y sont généralement bien formés et le barrage de la langue leur est moins délicat à franchir, précise-t-il. Nous n'employons qu'une dizaine de techniciens roumains parmi nos 1.500 salariés mais ce recrutement à l'étranger est appelé à s'amplifier." Dalkia n'est apparemment pas une exception. "En raison des pénuries de main-d'£uvre, et malgré la crise, 21 % des employeurs belges sont forcés de chercher certains profils hors de nos frontières", affirme le groupe de services RH Manpower dans le cadre de son enquête sur la migration des talents menée à l'échelle mondiale auprès de 25.000 employeurs (329 en Belgique). "Les profils les plus recherchés sont les ouvriers qualifiés, les spécialistes IT, le personnel administratif multilingue, le personnel médical et les ingénieurs."

Les employeurs belges, qui se tournent vers la Roumanie (12 %), la France (11 %), la Pologne (10 %) et le Maroc (10 %), s'inscrivent dans un mouvement global d'internationalisation de la main-d'£uvre dont les premiers demandeurs à l'échelle mondiale sont les Etats-Unis et Singapour et, en Europe, la Norvège, l'Italie et l'Autriche. Coté "offreurs", cependant, "la question de l'appauvrissement du réservoir national de main-d'£uvre commence déjà à préoccuper les employeurs bulgares (73 %), grecs (72 %) turcs (64 %) et roumains (56 %)...

BENOÎT JULY

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