Les remèdes de Solvay et Ineos pour préserver la concurrence

28/02/14 à 15:39 - Mise à jour à 15:38

Source: Trends-Tendances

Le groupe chimique belge Solvay et son concurrent suisse Ineos ont proposé la cession de plusieurs usines de PVC pour obtenir le feu vert de la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, à leur projet de coentreprise, a annoncé Solvay vendredi.

Les remèdes de Solvay et Ineos pour préserver la concurrence

© Image Globe/Olivier Papegnies

Suite à la décision de la Commission européenne d'ouvrir une enquête approfondie sur leur projet d'entreprise commune dans les activités de chlorures de vinyle, "Solvay et Ineos ont convenu de proposer conjointement un ensemble de remèdes pour répondre aux préoccupations soulevées par la Commission quant à l'évolution de l'environnement concurrentiel sur ce marché", explique le groupe belge dans un communiqué.

Ces remèdes, proposés jeudi, portent sur la cession des usines de PVC situées à Schkopau (Allemagne), Beek (Pays-Bas) et Mazingarbe (France) et des unités de production de chlore-alcali notamment, situées à Tessenderlo (Belgique), toutes opérées actuellement par Ineos.

"Ces usines ont une place stratégique dans le secteur chimique en Europe" et "resteront compétitives une fois détenues par un autre propriétaire", souligne le communiqué, qui précise que la Commission testera ces propositions sur le marché avant de prendre sa décision.

La Commission avait ouvert en novembre 2013 une enquête approfondie pour déterminer si le projet de coentreprise entre Solvay et Ineos était conforme aux règles européennes en matière de concentrations.

Solvay avait annoncé le 7 mai la création de cette coentreprise qui devrait se classer parmi les trois premiers acteurs mondiaux sur le créneau des chlorures de vinyle, dont fait partie le PVC.

La coentreprise, qui devrait employer près de 5.650 personnes dans neuf pays et rassembler les actifs des deux entreprises sur l'ensemble de la chaîne chloro-vinyle, devrait afficher un chiffre d'affaires de 4,3 milliards d'euros, avait alors précisé Solvay.

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