Les prix du lait sont restés nettement en-dessous des coûts de production en 2016

02/09/17 à 13:58 - Mise à jour à 14:00

Source: Belga

(Belga) En 2016, les prix du lait n'ont pas permis aux producteurs laitiers belges de couvrir leurs coûts de production, selon une étude réalisée à l'initiative de l'association de producteurs European Milk Board (EMB). Les résultats de cette étude, actualisés pour 2016, ont été présentés samedi à l'occasion de la Foire agricole de Battice (province de Liège).

L'étude évalue le coût de production moyen d'un kilogramme (ou litre) de lait en Belgique, en 2016, à 41,37 centimes d'euro, alors que le prix moyen du lait payé aux producteurs belges l'année dernière ne s'est élevé qu'à 26,7 centimes par kilogramme. Ce coût de production, tel que calculé par le bureau d'études agricoles allemand BAL sur base de données officielles et d'un échantillon représentatif d'exploitations laitières, inclut les charges liées aux semences, aux frais de vétérinaires, aux engrais, aux aliments pour le bétail, aux frais généraux, au fermage, etc. Il prend également en compte une rémunération "équitable" pour le producteur laitier. Dans l'autre sens, la valeur de la viande bovine et les aides octroyées aux agriculteurs sont déduites des coûts. Le coût de production ainsi calculé diffère en Wallonie (43,36 centimes/kg) et en Flandre (40,13 centimes/kg). Il n'en demeure pas moins plus élevé que le prix du lait perçu par les éleveurs. "En ne tenant pas compte de la main-d'?uvre, les coûts de production ont atteint en moyenne 30 centimes et on a touché 26,7 centimes. Cela signifie qu'on a perdu l'an dernier 3 centimes par litre de lait, sans même avoir une rémunération", se désole Erwin Schöpges, membre du conseil d'administration de l'EMB et du groupement de producteurs laitiers belges MIG. Si les prix du lait se sont quelque peu redressés ces derniers mois, pour atteindre 33 à 35 centimes le litre actuellement, la situation n'en demeure pas moins difficile. Le niveau de prix actuel permet avant tout aux éleveurs de payer les factures de l'an passé restées impayées, souligne Erwin Schöpges. (Belga)

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