Les poires pourraient ne pas être récoltées pour cause d'embargo

18/08/14 à 15:01 - Mise à jour à 15:01

Source: Trends-Tendances

Les poires cultivées en province de Limbourg pourraient ne pas être cueillies cette année en raison de l'embargo décrété par la Russie sur les produits alimentaires occidentaux, a-t-on appris lundi à l'occasion d'une visite du ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), à la criée aux fruits (Veiling Haspengouw) de Saint-Trond.

Les poires pourraient ne pas être récoltées pour cause d'embargo

© iStock

M. Bourgeois s'est rendu à la criée de Hesbaye à l'invitation du secteur fruiticole pour discuter de la situation causée par l'embargo russe, décrété en réponse aux sanctions occidentales à l'encontre de Moscou pour son attitude en Ukraine, pour le secteur de la culture des poires dans le sud-Limbourg. La direction et le personnel ont fait part lors d'une réunion à huis clos de leurs préoccupations à M. Bourgeois. "Comme 50% de nos poires sont exportées vers la Russie et les fruits sont prêts à être cueillis, la situation est sérieuse et le temps presse", a affirmé le ministre-président flamand à l'issue de sa visite.

"Les gens de la criée ont dressé un tableau clair de la situation et ont proposé un certain nombre de mesures. Elles seront discutées mardi lors d'une concertation avec le secteur et toutes les parties concernées", a-t-il ajouté. M. Bourgeois s'est refusé à tout commentaire sur la nature de ces mesures.

L'une des possibilités est toutefois de faire appel aux mesures de soutien décidées par la Commission européenne au profit des producteurs qui ne récolteraient pas leurs fruits.
"Au moment où des gens vivent dans la misère, ce n'est pas une solution évidente. Mais il faut savoir que récolter, trier et conserver des fruits est très coûteux. Sans débouché, cela fait des frais sans rentrée financière", a souligné M. Bourgeois.

Parmi les autres solutions figurent la recherche de nouvelles régions d'exportation des poires et une promotion de la consommation intérieure. "Et je le ferais bien volontiers", a-t-il conclu.

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