Les PME belges victimes d'une nouvelle "vache folle" ?

23/11/10 à 10:57 - Mise à jour à 10:57

Source: Trends-Tendances

C'est l'idée de l'UCM pour sauver des milliers d'indépendants menacés par le paiement en bloc de leurs cotisations sociales : considérer que les indépendants ont été touchés par une espèce de coup du sort, la crise économique, comparable à la crise de la vache folle.

Les PME belges victimes d'une nouvelle "vache folle" ?

© Reuters

La fin des mesures anticrise au 31 décembre risque de mettre en péril les affaires de nombreux indépendants, rapporte La Libre Belgique mardi.

Pour les aider à passer la crise, le gouvernement fédéral avait permis aux indépendants de reporter, pour 2009 et 2010, le paiement de leurs cotisations sociales. Mais certains ont différé le paiement sans jamais les rembourser, créant un effet "boule de neige" concernant leurs dettes sociales. Après l'expiration des mesures anticrise, 55.000 indépendants, soit près de 10 % du secteur en Belgique, risquent de se retrouver le couteau sur la gorge.

L'Union des classes moyennes (UCM) compte demander aujourd'hui mardi à Sabine Laruelle, ministre des Classes moyennes, que les remboursements de cotisations puissent être étalés sur 12 mois en 2011.

"Seconde demande : on pourrait considérer que les indépendants ont été touchés par une espèce de coup du sort tel que la crise de la vache folle, indique-t-on à l'UCM. Mais cette fois il s'agit de la crise économique. Dans ce cas, un règlement de l'Inasti permettrait d'exempter les indépendants du paiement des intérêts majorés sur les sommes non payées dans les temps."

Les montants en jeu sont assez importants : rien que pour l'UCM, près de 3,5 millions d'euros restaient impayés par 1.500 personnes, au 1er novembre dernier.

De Morgen relaie pour sa part une enquête du Syndicat neutre pour indépendants, selon laquelle un tiers des PME flamandes se verrait dans l'obligation de licencier du personnel si les mesures anticrise ne sont pas prolongées. L'absence d'une telle prolongation signifierait même, pour une PME flamande sur six, la faillite. Un tiers des répondants réclament un statut permanent pour ces mesures, tandis que 29 % plaident pour un allongement de six mois.

Trends.be, avec Belga

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