Les majors sont prêts à négocier l'application du code minier en RDC

16/03/18 à 09:17 - Mise à jour à 09:17

Source: Belga

Les entreprises minières implantées en République démocratique du Congo (RDC) ont indiqué jeudi qu'elles étaient prêtes à négocier "comme convenu" l'application du nouveau code minier tout juste promulgué par le président Joseph Kabila.

Les majors sont prêts à négocier l'application du code minier en RDC

Cobalt © AFP

Ces négociations autour du nouveau texte, supposé augmenter les taxes sur le cuivre et le cobalt au bénéfice de l'Etat et des citoyens congolais, peut au contraire favoriser la corruption, s'est cependant inquiété l'ONG Global Witness.

"Comme convenu avec le président (Kabila) (...) des propositions concernant le code minier ont été remises au ministre des Mines. Les compagnies attendent désormais un rendez-vous avec le ministre des Mines" Martin Kwabelulu, écrivent-elles dans un communiqué.

M. Kabila a promulgué un nouveau code minier le 9 mars, malgré le lobbying des sociétés minières contre la hausse des taxes et la fin d'une clause de stabilité des contrats d'une durée de dix ans.

Le président avait promis aux miniers "un dialogue constructif avec le gouvernement après la promulgation de la nouvelle loi minière en vue de trouver un terrain d'entente", en les recevant le 7 mars.

Les groupes miniers font allusion à la "période de stabilité" ayant suivi l'adoption du précédent code minier, en 2002, qui a permis "plus de dix milliards de dollars d'investissements directs" générant "plus de 20.000 emplois directs" en RDC.

Les sociétés minières (parmi lesquelles Rangold, Glencore et China Molybdenum) ont par ailleurs annoncé qu'elles se retiraient de la Fédération des entreprises congolaises (FEC), qui "ne représente pas correctement leurs intérêts".

La FEC est présidée par l'un des partisans du nouveau code minier, Albert Yuma, par ailleurs numéro un de la société minière publique Générale des carrières et des mines (Gécamines).

"Une application au cas par cas de la nouvelle loi risque d'ouvrir la porte à des accords corrompus de la part de sociétés sans scrupule qui cherchent un traitement préférentiel", a prévenu dès lundi l'ONG britannique Global Witness.

En juillet, Global Witness avait qualifié le secteur minier congolais de "distributeur automatique de billets" pour le régime de M. Kabila.

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