Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

12/07/16 à 15:54 - Mise à jour à 15:54

Les erreurs à ne surtout pas commettre en vacances

Il faut envisager la philosophie de la chronique d'aujourd'hui comme une sorte de rappel à l'ordre, une sorte de thérapie qui nous concerne tous. Et la maladie à traiter est connue de beaucoup d'entre nous...

Les erreurs à ne surtout pas commettre en vacances

/ © DR

Durant l'été, pour garder bonne conscience ou par peur, de très nombreux cadres, professions libérales ou dirigeants de PME restent connectés avec leur bureau. Officiellement, c'est pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème au travail. Mais au final, c'est la plus sûre manière de ruiner ses vacances, comme le rappellent mes confrères du journal Les Echos.

Parmi les erreurs les plus fréquentes, il y a celle qui consiste à partir... épuisé. L'idée au départ, c'est d'accélérer le mouvement pour terminer tous ses dossiers avant les vacances. Si ça peut marcher pour certains, pour d'autres, au contraire, c'est le meilleur moyen de tomber malade et de gâcher sa première semaine de vacances. Au lieu d'accélérer, il faudrait au contraire décélérer juste avant de partir.

L'autre erreur souvent commise, selon Les Echos, c'est d'accepter un dossier chaud juste avant le départ. Là encore, c'est typique de personnes qui n'arrivent pas déléguer: le dossier chaud tombe, hélas, avant le départ et on part du principe qu'on est le seul à pouvoir le traiter correctement. Résultat, on part en vacances avec le dossier, on organise ses journées en fonction de cette patate chaude, on vérifie bien qu'on a le WIFI là où on va, etc. Mais là aussi, au final, on frustre sa famille et on finit parfois par rater le dossier en question, car on le gère en situation de stress et de mauvaise humeur.

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Le message des coachs en entreprise est simple: nous devons tous déconnecter à un moment ou un autre !

Troisième erreur tout aussi implacable et recensée par Les Echos: jouer à celui ou celle qui reste joignable quoiqu'il arrive. C'est une manière de se donner une image de grand professionnel et de laisser un message au monde extérieur disant qu'il ne faut pas hésiter à nous appeler si besoin est, que nous serons joignable non-stop en somme. Un patron d'une boîte d'assurance a joué à ce jeu dangereux. Le résultat a été qu'un gros client a été victime d'un incendie et a tenté de le joindre... en vain. Le client a par conséquent mis fin à son contrat à la rentrée. Le mieux dans ce cas-là, c'est de ne pas avoir peur de déléguer, de mettre en place une chaîne de délégation efficace et de faire confiance à ses adjoints pour traiter les problèmes lorsqu'ils arrivent.

Je terminerai cette liste qui n'est absolument pas exhaustive par l'erreur classique qui consiste à s'installer un bureau dans sa maison de campagne. Au départ, on se dit qu'on va y aller pour envoyer quelques emails en toute tranquillité. Mais à l'arrivée, on finit par y passer des demi-journées, car une tâche en entraîne une autre et le fil à la patte est toujours là.

Au final, le message des coachs en entreprise est simple: nous devons tous déconnecter à un moment ou un autre. Non seulement c'est la meilleure manière de reprendre son souffle, de revenir avec plein de nouvelles idées, mais c'est aussi la meilleure manière de ne pas gâcher sa trêve estivale et de profiter de la seule chose qui compte vraiment: sa famille !

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