Les entrepreneurs remplaçants ne connaissent pas le succès escompté...

18/07/13 à 10:40 - Mise à jour à 10:40

Source: Trends-Tendances

Le registre des entrepreneurs remplaçants ne compte que 15 personnes inscrites, rapporte L'Echo jeudi. Ce registre, lancé en 2010 par la ministre fédérale des Indépendants Sabine Laruelle, doit proposer une solution aux indépendants ayant besoin d'un remplaçant en cas d'incapacité de travail.

Les entrepreneurs remplaçants ne connaissent pas le succès escompté...

© Image Globe

Actuellement, seulement quinze personnes sont inscrites dans le registre des entrepreneurs remplaçants, tandis que le nombre maximum d'inscrits a été de 48. Selon une étude de mars 2012 du Syndicat neutre pour indépendants (SNI), seulement 15% des inscrits ont effectivement remplacé un entrepreneur pendant quelques jours ou quelques semaines, que ce soit pour une cause de maladie ou de maternité.

Le SNI considère que le fonctionnement du registre est actuellement trop complexe. Le syndicat juge cependant son existence nécessaire car, selon lui, trois quarts des indépendants estiment une telle structure indispensable. Pour relancer le registre, le SNI suggère notamment de modifier le calcul des cotisations sociales des remplaçants, afin d'éviter qu'ils ne paient un trimestre de cotisations pour quelques jours prestés, et de l'ouvrir aux sociétés.

Des "solutions crédibles" !

De son côté, la ministre fédérale en charge des Indépendants, Sabine Laruelle (MR), a indiqué jeudi qu'elle avait demandé au comité de gestion du statut social des indépendants (ABC) de l'Inasti un rapport d'évaluation avec des "pistes crédibles" pour relancer ce registre. "S'il n'y a pas de pistes crédibles, il faudra alors en tirer les conclusions", a réagi Mme Laruelle. "On ne va pas maintenir un système pour 15 personnes...".

Pour relancer le registre, le SNI suggère notamment de modifier le calcul des cotisations sociales des remplaçants. Une piste jugée "pas crédible" par la ministre Laruelle. "On ne peut pas créer une concurrence déloyale", insiste-t-elle. Pour elle, si le mécanisme connaît si peu de succès, c'est soit parce qu'il ne répond pas à la demande, soit qu'il n'est pas connu des indépendants. Si aucune "solution crédible" ne peut être apportée, il conviendra alors d'abandonner tout simplement ce régime. Le rapport qu'elle a demandé au comité de gestion de l'Inasti est attendu en septembre prochain.

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