Léger repli du chiffre d'affaires de Roularta Media Group

18/11/13 à 12:43 - Mise à jour à 12:43

Source: Trends-Tendances

Au troisième trimestre 2013, Roularta Media Group enregistre un léger repli (-2,3%) de son chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière. La plus grande partie de cette baisse s'explique par la vente des activités de Paratel. Abstraction faite de cette vente, le chiffre d'affaires s'est stabilisé, compte tenu d'une série de nouvelles initiatives.

Léger repli du chiffre d'affaires de Roularta Media Group

© Image globe

En Belgique, le chiffre d'affaires global n'a pas baissé : certaines activités affichent une hausse, d'autres une baisse, annonce le groupe dans son communiqué de presse. "La baisse se situe du côté de la presse gratuite, des activités d'impression pour le compte de tiers et, dans une moindre mesure, des revenus publicitaires des magazines. Toutefois, elle est largement compensée par le chiffre d'affaires complémentaire engendré par des acquisitions récentes et par une hausse sensible du chiffre d'affaires publicitaire en télévision et en radio" précise-t-il encore.

Ainsi, Roularta Media Group a réalisé au troisième trimestre 2013 un chiffre d'affaires consolidé de 134,9 millions d'euros, contre 138,1 millions d'euros en 2012, soit une baisse de 2,3%. En faisant abstraction des modifications intervenues dans le groupe, le chiffre d'affaires affiche une baisse de 3,5% par rapport au troisième trimestre 2012. Le chiffre d'affaires corrigé jusqu'à fin septembre 2013 affiche 477,9 millions d'euros, contre 507,3 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2012, soit un repli de 5,8%. La plus grande partie de ce repli, en ce qui concerne le marché belge, se situait au premier semestre.

La France un peu à la traîne Le marché français reste quant à lui orienté à la baisse. Si Roularta annonce enregistrer une poursuite du redressement sur le marché des lecteurs en Belgique, cette amélioration ne se manifeste pas encore en France. L'intense concurrence qui sévit sur le marché français pèse toujours sur les revenus publicitaires du groupe et, dans une moindre mesure, sur le marché des lecteurs. Le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) français, dans le cadre duquel 94 membres du personnel quittent la société de leur plein gré, est mis en oeuvre.

"L'intégration des nouvelles acquisitions Euro DB, Journée Découverte Entreprises, Proxistore, Yellowbrick et Flows (le successeur du journal portuaire De Lloyd) se poursuit comme prévu et contribuera à générer une nouvelle croissance dans un avenir proche. Les chiffres CIM annuels, qui reflètent l'audience des journaux et magazines en Belgique, sont extrêmement positifs pour les publications de Roularta Media Group" déclare le communiqué.

Les activités de Paratel sont désinvesties et les marchés audiovisuels se sont adaptés à l'arrivée de la chaîne commerciale flamande VIER. Des dépenses publicitaires totales en télévision ont augmenté, et les parts de marché n'ont que faiblement changé.

Le conflit Kempenland pèse sur les résultats Le 12 septembre 2013, le Tribunal de commerce de Turnhout s'est prononcé en première instance dans le conflit opposant la SA De Streekkrant-De Weekkrantgroep et la SA Kempenland concernant la résiliation d'un contrat d'impression conclu en 1999. La SA De Streekkrant-De Weekkrantgroep a été condamnée à payer quelque 8,2 millions d'euros (principal, intérêts et frais de justice). Compte tenu des montants déjà payés et de la constitution d'une provision de 1,2 million d'euros, ce jugement a sur le résultat 2013 un effet négatif de 7 millions d'euros.

Bien entendu, il sera interjeté appel contre ce jugement, lequel est disproportionné par rapport au manque à gagner subi par l'imprimerie Kempenland.

Nonobstant l'amélioration des perspectives en termes de chiffre d'affaires, Roularta Media Group prévoit une baisse du bénéfice récurrent suite au repli des annonces d'emploi, de la publicité dans les publications médicales et des magazines. Le résultat net de l'exercice 2013 sera affecté par la comptabilisation du jugement en première instance dans le dossier Kempenland et par les coûts des restructurations mises en oeuvre en France (PSE).

Finalement Roularta veut rester prudent quant à l'avenir. De nouvelles intégrations et l'optimisation des activités dans l'imprimé sont mises en oeuvre.

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