Le sable vient gripper la mécanique à 6,7 milliards du TGV du désert

09/03/16 à 15:04 - Mise à jour à 16:18

Source: Afp

C'est le plus gros contrat international jamais remporté par des firmes espagnoles, un TGV reliant Médine à La Mecque en Arabie saoudite, mais le sable envahit une partie des voies et les partenaires se disputent pour savoir qui va le balayer.

Le sable vient gripper la mécanique à 6,7 milliards du TGV du désert

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Le groupe espagnol OHL, un des membres du consortium chargé du chantier, a refusé de faire "gratuitement" ce travail de nettoyage du sable, dans une lettre adressée aux autres membres du consortium, publié mardi par le site d'informations El Confidencial.

Fin 2011, un consortium espagnol composé de 12 entreprises espagnoles et deux saoudiennes avait raflé ce méga-contrat de train à grande vitesse, pour 6,7 milliards d'euros, devant des concurrents allemand, japonais et français.

Il s'agit de construire une ligne couvrant les 444 kilomètres séparant La Mecque de Médine, deuxième lieu saint de l'Islam, pour que des millions de fidèles en pèlerinage puissent voyager à grande vitesse, au rythme de 166.000 par jour.

Mais dans ce désert balayé par des vents violents, du sable vient s'accumuler sur certains tronçons.

Dans un courrier du 7 février dont l'AFP a consulté une copie, le constructeur espagnol OHL fait valoir que lui-même "n'est pas payé pour ôter le sable sur les voies afin de faciliter le travail d'autres membres du consortium" tel le fabricant de trains Talgo qui doit y mener ses essais. Mais il se dit prêt à le faire si un accord est signé pour ce travail en plus.

La gouvernance du consortium est d'autant plus complexe qu'il comprend 14 entreprises au total, dont la compagnie ferroviaire publique Renfe, l'opérateur du réseau de chemins de fer espagnol Adif, la société technologique Indra, etc.

Le groupe OHL a refusé de s'exprimer sur la publication de son courrier. Et l'AFP n'a pu obtenir de commentaire du consortium lui-même.

La ministre espagnole de l'Equipement, Ana Pastor, a tenté de minimiser la dispute. "Nous savions déjà ce que nous allions trouver", a-t-elle déclaré à la presse. "Ce n'est pas une question nouvelle et il revient aux ingénieurs espagnols de résoudre ce défi".

L'entrée en service de la ligne, initialement prévue pour 2016, est maintenant annoncée pour fin 2017.

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