Le prêt citoyen à la rescousse des jeunes entreprises

19/05/15 à 15:48 - Mise à jour à 15:47

Source: Belga

L'idée d'instaurer un prêt citoyen aux jeunes entreprises a séduit les représentants du monde économique, invités mardi à s'exprimer en commission de l'économie du Parlement wallon.

Le prêt citoyen à la rescousse des jeunes entreprises

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Ecolo et le MR souhaitent instaurer un régime permettant de mobiliser l'épargne privée au profit des PME wallonnes. Les particuliers pourraient ainsi prêter de l'argent aux entreprises et bénéficier d'une mesure fiscale favorable.

Deux propositions de décret distinctes ont été déposées par Ecolo et le MR, tous deux dans l'opposition, afin de transposer le mécanisme "win-win lening" déjà en application en Flandre. Un particulier peut accorder un prêt de 50.000 euros maximum à une entreprise et bénéficier d'une réduction d'impôt. Ce mécanisme est assorti d'une garantie en cas de non-remboursement par l'entreprise à hauteur de 30% du montant du prêt. En Flandre, quelque 50 millions d'euros ont été récoltés en 2014 via ce mécanisme.

Les intervenants lors des auditions de mardi sont dans l'ensemble favorables à cette mesure. Les représentants de la Febelfin (Fédération belge du secteur financier), l'Union wallonne des entreprises (UWE) et l'Union des classes moyennes (UCM) ont souligné le manque de fonds propres et les difficultés d'accès au crédit auxquels font face les entreprises, surtout les starters et les petites structures.

Pour l'UWE, il est important néanmoins que le prêteur soit informé du risque qu'il encourt. Un tiers des nouvelles entreprises disparaissent en effet dans les trois ans. Le risque d'insolvabilité des entreprises qui recevront des prêt est donc réel. D'où la nécessité, pour les intervenants, d'inciter fiscalement les prêteurs, mais également de les informer sur le risque encouru. L'UCM propose notamment d'instaurer un mécanisme de validation des business plans de ces entreprises.

Par ailleurs, la Sowalfin (Société wallonne de garantie et de financement des PME) a mis en garde contre un risque d'emballement budgétaire et a montré des réserves quant à la garantie du capital en cas d'insolvabilité ou de faillite.

Les initiateurs des propositions de décret, Philippe Henry (Ecolo) et Olivier Destrebecq (MR), se sont dits satisfaits. Le ministre wallon de l'Économie et des PME, Jean-Claude Marcourt, s'est montré plus sceptique, mais a indiqué qu'il souhaitait avancer dans le dossier. Le prochain rendez-vous est fixé lors de la prochaine réunion de la commission de l'économie, le 2 juin.

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