Le pétrole finit en hausse à New York, au lendemain de l'Opep

29/09/16 à 21:54 - Mise à jour à 21:56

Source: Belga

(Belga) Les cours du pétrole ont fini en hausse jeudi, toujours portés par l'annonce mercredi de la décision de l'Opep de réduire sa production afin de lutter contre la surabondance de l'offre.

Le pétrole finit en hausse à New York, au lendemain de l'Opep

Le pétrole finit en hausse à New York, au lendemain de l'Opep © BELGA

Le cours du baril de référence (WTI) a gagné 78 cents à 47,83 dollars sur le contrat pour livraison en novembre au New York Mercantile Exchange (Nymex). Mercredi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a pris la décision surprise de ramener sa production à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour (mbj), contre 33,47 mbj en août, selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE). Les cours du pétrole se situent à des niveaux bas depuis deux ans à cause d'une production trop abondante par rapport à la demande. Jeudi, la hausse des cours a toutefois été modérée, de nombreux investisseurs s'interrogeant sur la mise en place concrète de cette décision. "Ce que l'on a appris hier, c'est que les membres de l'Opep se sont mis d'accord pour trouver un accord en novembre. Cela ne signifie pas que quoi que ce soit ait été fait pour l'instant. Ils vont continuer à pomper dans leurs réserves dans les 60 jours qui viennent jusqu'à leur prochaine réunion le 30 novembre", a expliqué Bill Baruch de iiTrader. D'ici là, un comité va notamment être mis en place pour déterminer les niveaux de production applicables à chacun des pays. Cela "suggère que les vraies négociations n'ont pas encore commencé", a jugé David Martin chez JPMorgan. L'enthousiasme était également tempéré par les exemptions dont pourraient bénéficier l'Iran et surtout le Nigeria et la Libye. "Cette réduction de la production pourrait à peine suffire à compenser les augmentations de production du Nigeria et de la Libye auxquelles on s'attend et nous serions toujours dans un marché où l'offre est surabondante", a indiqué Andy Lipow. Par ailleurs, les analystes s'interrogeaient sur la réaction de la Russie et des autres pays producteurs non membres de l'Opep, qui représentent environ 60% de la production de brut mondial. (Belga)

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