Le "nouvel UCB" a un coût : 70 millions d'euros

01/02/10 à 10:14 - Mise à jour à 10:14

Source: Trends-Tendances

UCB veut devenir un labo totalement axé sur les soins spécialisés et, donc, se retirer du marché de médecine générale sur le sol américain. Cette stratégie, ainsi que les adaptations organisationnelles en Europe et le refinancement de la dette, a son prix : 70 millions d'euros environ, "non récurrent".

Le "nouvel UCB" a un coût : 70 millions d'euros

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UCB souhaite "accélérer sa transformation aux Etats-Unis". Objectif poursuivi : devenir une société biopharmaceutique "entièrement axée sur les soins spécialisés". Méthode employée : se retirer du marché de médecine générale sur le sol américain dès le 1er mars prochain. Une décision qui, de l'aveu même du labo belge, "a un impact sur le bénéfice net de 2009 dû aux frais de restructuration non récurrents, tout en permettant de mobiliser davantage de ressources pour les produits stratégiques".

Roch Doliveux, CEO d'UCB, inscrit clairement cette "transition" dans sa stratégie à long terme : incarner un "leader mondial biopharmaceutique axé sur le patient, dans le domaine de l'immunologie et de la neurologie".

Quid des médicaments commercialisés sur le sol américain mais qui ne rentrent plus dans la stratégie d'UCB ?

UCB assure néanmoins avoir planifié la continuité de la commercialisation de l'ensemble de ses produits de médecine générale. A compter du 1er mars 2010, Sanofi-Aventis reprendra intégralement la commercialisation du Xyzal (médicament contre les allergies) aux Etats-Unis, UCB continuant à recevoir un pourcentage des bénéfices lies à ce médicament. Le 1er mars 2010 également, "l'accord de co-promotion du ProAir HFA conclu avec le groupe Teva, spécialisé dans les maladies respiratoires, prendra fin et Teva se chargera seul" de la commercialisation de ce médicament.

Le labo belge continuera également de soutenir son médicament contre la toux, le Tussionex, "qui bénéficie d'une très bonne image de marque sur le marché américain, en menant auprès des distributeurs et des médecins des activités promotionnelles qui ne nécessitent pas de force de vente". UCB reste totalement en charge de la commercialisation des comprimés de venlafaxine à libération prolongée, par l'intermédiaire de sa filiale, Upstate Pharma.

Emploi : UCB a identifié des "opportunités" pourcertains de ses "collaborateurs touchés par cette réorganisation"

Côté emploi, "grâce aux nombreux partenariats établis dans l'industrie pharmaceutique, nous avons pu identifier des opportunités d'emploi pour certains de nos collaborateurs touchés par cette réorganisation", déclare Greg Duncan, président de la division nord-américaine d'UCB.

Cette réorganisation d'UCB a un coût : 70 millions d'euros "non récurrents"

Ces changements sur le territoire US, ainsi que "les adaptations organisationnelles en Europe et le refinancement de la dette", entraînent des frais non récurrents (ponctuels) à comptabiliser en 2009 : "Ces frais non récurrents sont estimés à plus ou moins 70 millions d'euros (après taxes), ce qui impactera le bénéfice net 2009", précise le labo dans son communiqué.

Le revenu total et la rentabilité sous-jacente (résultats récurrents avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissements, "EBITDA récurrent") pour 2009 ne sont toutefois "pas affectés par ces frais ponctuels, non récurrents".

Trends.be, avec Belga

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