Le nouveau trajet de réintégration des malades, "une machine à licenciements"

27/04/17 à 18:17 - Mise à jour à 18:17

Source: Belga

L'actuelle procédure de réintégration des malades de longue durée est d'application en Belgique depuis le 1er décembre dernier. A la lumière des chiffres du premier trimestre 2017 relatifs à ce trajet de réintégration, la FGTB dénonce jeudi "une machine à licenciements pour les employeurs".

Le nouveau trajet de réintégration des malades, "une machine à licenciements"

/ © iStock

Pour le syndicat socialiste, cette procédure sert en fait "à économiser dans les indemnités de maladie et invalidité" bien plus qu'à aider les malades de longue durée à reprendre plus vite le chemin du travail.

Selon les données récoltées auprès de la fédération des services externes de prévention et de protection au travail (Co-Prev), 72% des décisions du médecin du travail déclarent les travailleurs définitivement inaptes à effectuer le travail convenu ainsi que tout autre travail dans l'entreprise. "Ce qui a pour conséquence de rompre le contrat de travail pour force majeure médicale", rappelle la FGTB, précisant qu'il n'y a dès lors aucune indemnité de licenciement. "Ce trajet de réintégration est avant tout l'occasion pour les employeurs de se séparer, gratuitement, des travailleurs malades", dénonce le syndicat.

Il ressort également des données consultées que dans 57% des cas, ce sont les travailleurs qui enclenchent leur réintégration. "Ces chiffres démentent le préjugé selon lequel les malades ne souhaitent pas reprendre le travail", estime encore la FGTB.

Les chiffres des premiers mois d'application confirment les craintes du syndicat socialiste, qui répète que "sanctionner est irresponsable". "Sanctionner les malades, en les privant de leur indemnité maladie, comme l'a décidé le gouvernement est culpabilisant, insultant, inutile et donne à la question de la réintégration des travailleurs dans l'entreprise une connotation extrêmement négative alors qu'il s'agit d'un enjeu majeur pour tous et en particulier pour le travailleur et la travailleuse en difficulté. Ce qu'il leur faut et leur a toujours manqué c'est un retour adapté, progressif et préparé."

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